‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 320 sur 553 · XXi · texte numérisé non relu

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3. Tète de Zeus, sur des monnaies frappées probablement dans une lie située entre la .Sicile et l'Afrique : Mayr, Die aiiliken Miinzcn der Inselii Malla, etc., p. .12, n" 13 et 15; planche, lif;. li) et 21. Au milieu du i" siècle avant notre ère, il y avait un temple de Zeus à IJtifiue : Plularque, Calon le Jeune, .TJ. Mais ce Zeus parait avdir été le Jupiter romain.

4. Voir Cuiiiont, dans Real-Encyclnprïdir de Pauly-Wissowa, II, p. 2048. Ce fut le cas pour Baal Cidôn, le • Maître de SidoD • (Baudissin, Adonis, p. 232), et pour Baal Shamim à Tyr (voir ci-après).

'}. Quaesl. in. Heplnt., VII, l(i : « Solet dici Baal nomen esse apud gentes illarum partium lovis •.

6. P. 2S3.Un luppilcr Hammon, associé à une déesse sur une inscription latine d'Aiimale en AI:,'(Tie. pourrait bien être liaal Hammon, associé à Tanit Peiié Baal : C. /. L., VIII, ilOIS (24(1 a|)rès J. -(',.). Il n'y a pas à tenir compte ici de plusieurs dédicaces à luppilrr OpLimus Maximus Salurnux, trouvées dans la région de Téhessa : ibid.. 10024, I0.")23, I00'.l4 (revisée). 100110. C'est du syncrétisme de basAi- époque : on a voulu foodre le principal dieu des Romains et le principal dieu des Africuins.

cieux », comme l'indiquent Philon de Byblos' et saint Augustin'. Une épitaphe^ et un ex-voto mutilé* de Cartilage mentionnent des prêtres de ce Baal Shamim. Il est invoqué par Hannon dans un passage en langue phénicienne du Poenulits de Plante^. Saint Augustin le qualifie de dieu punique''. On a découvert à Cagliari une dédicace « au Seigneur Baashamim [sic, par contraction] de l'île des Eperviers » ' : c'était, je l'ai dit % le nom d'une île voisine de la Sardaigne. Baal Shamim était venu de Phénicie, oîi son culte est signalé par Philon '; il était adoré à Tyr, comme le prouvent un document assyrien du vif siècle^" et une inscription trouvée près de cette ville". Beel Shamin, — telle était la forme araméenne de son nom, — fut un des principaux dieux de la Syrie dès le viu" siècle *^ Le Maître des cieux se manifestait par la foudre'^; ce dut être

1. II, 5 (Fragm. hist. Gr., III, p. 566) : B££Acrâ[j.r,v, forme araméenne, substituée à la forme phénicienne.

2. L. c. : « Nam Baal Punici videntur dicere dominum, unde Baalsamen quasi Dominum caeli iutelliguntur dicere : samen quippe apud eos caeli appellantur >'.

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