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7. C. /. S., 3, ligne 9. La mention de Mallt Addir a été reconnue par M. Isidore Lévy, Rev. archéol., 1904, 11. p. 387.
8. Mot que nous rencontrons à Carthage dans le nom théophore Ksliaddir ('S'DH), « homme du Puissant » : C. I. S., 1178. Il n'est pas certain que le dieu désigné ainsi ait été Baal Addir. Addir est une épilhète du di(Hi SakkAn sur uue inscriptiou du Firée (C. /. S., 118); voir aussi, pour Astarté. supra, p. 251. On
équivaut à potens, épithète que Silius Italiens attribue [»t'écist'iiuMit à une divinitt' infernale, adorée, dit-il, [)ar les Carthaginois'. Aux pn-micrs siècles de l'ère chrétienne, nous rencontrons souvent en Afrique un Pluto qui ne se retrouve j^^nère ailleurs dans TOccident latin-. Mailre du monde souterrain, il veille à la fécondité du sol; il est appelé fruf/ifer. On serait tenté de reconnaître en lui lîaal Addir. Mais ce Pliita est étroitement associé aux Cereres^, comme Ploutôn-Hadès l'est à Déméter et à Coré dans les cultes d'Eleusis et du Péloponnèse. S'il était d'orii^ine punique, il faut supposer qu'en devenant Pluto, il a emprunté non seulement le nom, mais aussi la nature du Ploutôn f^rec. Il vaut mieux admettre que c'est, comme Déméter et sa tille, un dieu purement i^rec, introduit on ne .sait quand en Afrique et fréquemment adjoint aux deux déesses*. Tout compte fait, nous ignorons ce qu'était Baal Addir.
Une statuette en terre cuite de l'époque romaine, trouvée dans les ruines d'un temple, à IJir bon Kekba'', re|)résente un
retrouve addir comme qualiflealif dnns les noms théophores Addirbaal (ihid.. i>7(>. 20:J2, etc.) et Addirmilk (i!)2'J). « Raal (est) puissant ... « .Milk (est) puissant •■.
1. I. <.M-'.)2. dans sa description poétique du sanctuaire d'Elissa à Cartilage :
• Ordine ccDtum Siant arae caelique deis, Ereboque poteati ■>.