‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 327 sur 553 · Tnutain, Gnlles, i" partie, I, p · texte numérisé non relu

Tnutain, Gnlles, i" partie, I, p

■\. Toutain, ibid., p. .350. Gsell, Musée de Tébcssa, p. .34. Gonf. supra, p. 2(iS. Dédicace à IMuton par un prêtre de Gérés : C. /. L., VIII, 24.')22 (Garthage).

4. Dans le recil de Diodiire (XIV, 77) relatif aux circonstances de radopti(Ui des déesses gréco-siciliennes Démêler et Goré par les Garthaginois. on ne trouve rien qui puisse f.iire admettre que IMuton ait été introduit de Sicile en Afrique avec elles; du reste, sauf une monnaie d'Enna, on n'a pas de preuves de son culte dans l'Ile. Si, à l'époque romaine, il fut souvent adjoint soit aux deux déesses, soit à une seule (la Mlle, son épouse), il semble bien que, plus souvent encore, les (Jereres aient été adorées seules. Pluto porta peut-être à Tabarca un surnom punique /J. /. L., VIII. 17:t:J0; Toutain, /. c, p. :t.")."i). On pourrait supposer qu'ailleurs en Afri<|ue. il perdit son nom grec et reçut celui de liaal Addir, dont la plus ancienne mention actuellement connue est au plus tôt du n" siècle avant J.-(;. .Mais ce serait une hypothèse en l'air. Les textes qui mentionnent Baal Addir, Baliddir, lialdir, ne le mettent pas en rapport avec les Cereres.

"i. Merlin, Le sanctuaire de Baal et de Tanil p-ès de Siagu, p. 17, pi. Il, 11g. 2. pour ce (jui suit, voir le même, ibid., p. 39-41.

dieu barbu, assis sur un trône que flanquent deux sphinx. Sur sa tête, se dresse soit une haute couronne de plumes, soit une tiare cylindrique cannelée ; son corps est drapé dans une ample tunique, comme celles que portaient ies Phéniciens; la main droite, levée, est ouverte; la main gauche, dont les doigts sont repliés, tenait un objet, aujourd'hui détruit. Le même dieu barbu, coiffé d'une tiare, s'offre en buste sur une monnaie d'Hadrumète, datant du règne d'Auguste' ; il tient de la main gauche des épis et lève la main droite. Il reparaît à la fin du 11^ siècle sur des monnaies de Clodius Albinus, qui était originaire d'Hadrumète; cette image ressemble fort à la statuette : un dieu barbu, sur un trône flanqué de sphinx; il porte une coiffure cylindrique, tiare cannelée ou couronne de plumes ; sa main droite est levée, sa main gauche tient des épis^. Ce patron de l'antique colonie phénicienne d'Hadrumète était certainement un Baal, qui, sous la domination romaine, avait conservé sa physionomie particulière. Il est à croire que la statuette représente le dieu d'Hadrumète, ville qui n'était pas très éloignée de Bir bou Rekba. Elle doit également représenter le dieu adoré dans le sanctuaire oii elle a été placée. Or on a tiré de cette ruine des dédicaces latines à Saturnus^\ une inscription punique, commémorantla fondation du sanctuaire, s'adresse au Seigneur Baal et à TanitPené Baal^ : il s'agit probablement de Baal Hammon, car c'est à Baal Hammon qu'ailleurs Tanit Pené Baal a été associée, c'est lui qui est devenu Saiurnus. D'autre part, la monnaie de Clodius Albinus porte, autour de l'effigie du dieu, l'exergue Saeculo frugifero. Cette inscription est-elle, comme d'aucuns l'ont cru, en relation étroite avec la figure qu'elle accompagne ? L'épithète, souvent appliquée au

Page 1