‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 332 sur 553 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

9. Pour cotte forme, conf. I. il, [>. IS6. 11. ."». Dans Amolmicar (C. /. /-.. VIII, 1233.")), Mirar est aussi une (li-roriiiatinn de Mflijarl.

lu. 11 est très douteux que Maxâpa;, nom douné par Folybe (I, 75, 5; 1, 86, U;

A propos d'Amilcar, le général qui périt devant Himère, Hérodote* dit que les Phéniciens célébraient en son honneur des sacrifices et qu'ils lui avaient élevé dans toutes leurs colonies des monuments, dont le plus grand se trouvait à Carthage : l'historien grec a dû confondre cet Abdmelqart, ce « serviteur de Melqart », avec le dieu Melqart. Une dédicace de ïharros, en Sardaigne, se rapporte à un sanctuaire du même dieu -. Sur des monnaies d'une ville de Sicile, est tracée, en lettres phéniciennes, la légende RoushmelqaîH, « Cap de Melqart » ^ A Malte, deux inscriptions bilingues, que des Tyriens firent graver au ii*^ siècle avant J.-C, invoquent dans le texte phénicien « Notre Seigneur Melqart, Maître de Çôr (Tyr) », et dans le texte grec "HpaxX-^; 'Apyr,yir/-,;*. Il s'agit donc du dieu tyrien Melqart, le « Roi de la ville », identifié avec Héraclès : identification indiquée aussi par Philon de Byblos ^.

Il n'y a pas lieu d'examiner ici les nombreux textes grecs et latins relatifs à cet Hercule des Tyriens ^ qui l'adoraient avec une ferveur extraordinaire/. C'est évidemment par les colons de Tyr que son culte s'est répandu depuis Chypre** jusqu'au delà du détroit de Gibraltar. Rappelons seulement que les Carthaginois envoyaient tous les ans dans leur métropole une ambassade chargée de porter leurs hommages à Hercule'; que,

XV, 2, 8) au fleuve qui s'appelle aujourd'hui Medjerda, dérive de Melqart, comme ou l'a cru (contra : Tissot, Géographie, I, p. (iO).

1. VII, 107. Athénaj^ore (Libellas pro Christianis, 14) est un écho d'Hérodote.

2. Berger, C. r. Acad. Inscr., 1901, p. 578. Il croit que ce texte qualilie Mehjart de liaal de Çùr (Tyr) et d'Araphat (lieu voisin de Tyr, dans le Liban), (^elle interprétation est contestable ; voir Lidzbarski, Ephein. fur seniit. Epigraphik, 11, p. 62.

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