‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 333 sur 553 · Strabon, XVI · texte numérisé non relu

Strabon, XVI

8. Où plusieurs inscriptions phéniciennes mentionnent soit .Mchiarl (C. I. S., 88; liép., III, 1211), soit itycouple divin Eshmouu Melqart (v. infra, p. 337).

tt. Voir t. 1, p. 3'J5-0.

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pendant lon^tomps, ils lui offrirent, affirme-t-on. la «lime de leurs revJMius'; qu'après des guerres heureuses, ils lui réservaient une part du butin ^; que, dans des circonstances graves, ils lui faisaient des dons très précieux, atin de se concilier sa faveur ^ Le Melijart adoré dans la grande ville africaine ne différait sans doute en rien du Melqart tyrien. avec lequel Cartilage restait, pour ainsi dire, en contact. En Occident comme à Tyr, c'était ce dieu que l'on identifiait avec l'Héraclès grec. Une tête d'Héraclès est figurée sur une des monnaies siciliennes où se lit la légende Roushmelqart^. Selon Pausanias ^ MixY.v.;, — forme altérée de Melqart^, — était l'Héraclès des Egyptiens et des Libyens, ce qui, en réalité, signifie l'Héraclès des Phéniciens de Libye : dans d'autres textes, l'Hercule phénicien est appelé égyptien, ou libyen^.

Il faut donc, nous l'avons déjà dit*, identifier avec Melqart l'Héraclès du serment d'Haiinibal. dans le traité conclu avec l'hilij»pe de Macédoine. De même. l'Hercule auquel les Carthaginois sacrifiaient tous les ans une victime humaine et dont la statue fut transportée à Home'; le dieu que des hachettes en cuivre, déposées au m" siècle dans des tombes du cimetière de Sainte-Monique, représentent sous les traits de l'Héraclès grec'".

Beaucoup de textes mentionnent 'HpaxAY^;, Hercules dans diverses contrées de l'Occident où les Phéniciens se sont établis, qu'ils ont fréquentées, où leur civilisation a laissé des traces. Mais on se tromperait fort si, derrière cet Hercule, on voulait retrouver partout le Melqart tyrien : il convient de faire

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