‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 345 sur 553 · Il y a ici une confusion d'Héraclès et d'Osiris · texte numérisé non relu

Il y a ici une confusion d'Héraclès et d'Osiris

5. Si'liin une léprende grecque, Astéria, sœur de Latone, avait été métamorphosée en caille (conf. Gierniont-danncau, Rec. d'archéol. orientale, \'II, p. 151). Il est possible que ce soit là un emprunt à un mythe phénicien concernant Astarté (= .\stéria). La caille aurait donc été mise en relation avec la mère de Melqart.

6. P. 309. .Mêla indique, sans doute à tort, que c'était un tombeau véritable, contenant des ossements. Il y avait aussi un tombeau d'Hercule ù Tyr : Récognitions Pseudo-Clénicnlinrs, \, 24 {Palrol. (jreaiur, I, p. 1434).

7. Apud Josèphe, Antiq. Jud., VIII, 5, 3, S 140 : TtpwTÔ; t£ toj 'Hpax/loyc eyepTiv éiT0'.T,7aTo £v Trî) 7rep'.T:'i> |ir|V;. (]e membre de phrase en suit un autre où il est question de la constructiiJii d'un nouveau temple d'Héraclès; il ne parait [las

mars'. C'était donc vers le fin de l'hiver que des rites appropriés tiraient le dieu de son sommeil -.

Un autre texte indique la mort d'Hercule par le feu, dans cette même ville de Tyr^ Le général carthaginois Amilcar, qu'Hérodote semble confondre avec Melqart*, avait péri, assurait-on, dans les flammes d'un bûchera On peut se demander si la mort du dieu n'était pas un événement annuel, si la victime que les Carthaginois offraient tous les ans à Hercule® n'était pas brûlée et ne représentait pas le dieu''. Or cette cérémonie qui consistait à brûler Melqart devait être un rite magique, analogue aux feux de la Saint-Jean. H s'agissait apparemment de renforcer la chaleur du soleiP.

Le « réveil » d'Héraclès n'était peut-être pas une cérémonie distincte de celle de la combustion du dieu : on peut y voir la grande fête annuelle à laquelle des ambassadeurs de Carthage venaient participer ^ Pourquoi se célébrait-elle en février-mars?

concerner également cette construction, comme le P. Lagrange (Études, p. 311, n. 1) est disposé à le croire. Le passage de Méuandre est reproduit ailleurs par Josèphe, mais moins exactement (Contre Apion, F, 18, § 118-9).

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