‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 347 sur 553 · Supra, p · texte numérisé non relu

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7. Couf. Lagrange, /. c, p. 310. En Cilicie, à Tarse, un bûcher était aussi allumé lors de la fête de Sandan-Héraclès : Dion Ghrysostome, Discours. XXXIII (t. II, p. IG de l'édit. Dindorf). On connaît la légende d'Héraclès se brûlant sur le mont OEta; elle était peut-être d'origine orientale.

8. Conf. Y. liérard, Origine des cultes arcadicns, p. 255; Dussaud, Rev. de rKcoli: d'anthropologie, XIV, 1904, p. 107; J.-G. Frazcr, Adonis, Altis, Osiris (4" partie de The golden Bough, 3" édit.), 1, p. 111-2. Y aurait-il une allusion à la crémation du Melqart de Tyr dans Nonnus, Dionys., XL, 394-8 (dans les llanuues de l'autel d'Héraclès, le phénix vient chercher un renouvellement de sa jeunesse)? Silius Italicus (III, 29) dit qu'on entretenait constamment du feu sur les autels du temple d'Hercule, près de Gadès. Si cela est exact, cet autre rite avait peut-être aussi quelque rapport avec le soleil.

9. Polybe, XXXI, 12, 12 (édit. Biittuer-Wobst; alias XXXI, 20). Quintc-Curce, V, 2, 10. Arrien, Anab., II, 24, 5. Sur cette fête, voir encore Achille Tatios, Vil,

Les rites solaires s'accomplissent d'ordinaire aux solstices', soit pour aider l'astre à recouvrer sa vigueur, soit pour l'empêcher de la perdre tout ù fait. Mais la date choisie à Tyr pourrait s'expliquer |)ar le fait (ju'on Phénicie, la chaleur du soleil recommence à se faire sentir fortement vers le mois de mars '.

Telles sont les raisons qui autorisent à supposer que Melqart «Hait un dieu solaire^ : ce qu'indique nettement un poète grec de basse époque, Nonnus*. Les monnaies sur lesquelles Lixus est a[)pelt''e la ville du Soleil" apporteraient un bon argument en faveur de cette hypothèse, s'il était possible de prouver qu'elles font allusion à l'antique ot fameux sanctuaire d'Hercule, éiabli aux portes de la colonie. Mais la tète figurée sur la plupart de ces monnaies u'olTre |)as le type d'Hercule; elle semble plutôt représenter un Baal identifié avec Jupiter*. Nous doutons que l'on puisse invoquer comme un argument convaincant l'existence d'un temple et d'un tombeau de iMelqart dans l'île de Gadès, vers l'entrée de cet Océan où le soleil disparaissait tous les soirs ^

14. Un passage du second livre des Macchabées (IV, 18-20) permet de supposer (|u'on lui donnait tous les cinq ans un éclat particulier, du moins au ii' siéch; avant J.-G.

1. Ainsi, dans les premiers siècles de notre ère, on célébrait en Syrie, le 2'> décembre (au solstice d'hiver), une fôte de la Nativité du Soleil, enfanté, disait-on, par une Vierge céleste : Gumont, C. r. Acad. Inscr., 19H, p. 2!)2 et suiv.

2. .V Iliérapolis, en Syrie, une fôte dans laquelle on allumait un vaste bûcher était éfralcmi-nt célébrée au début du printemps : Lucien, De dea Syria, 49.

:{. (^mf. Dussaud, Rev. de riiisl. des religions, l'.)().i, 1, p. 115; le même. Journal des Savants, 11)07, p. 41.' M. Baudissin (Adonis, p. .W, 172, :}39) est disposé à croire que .Melqart. avant d'être un dieu solaire, avait été, comme Adonis, un dieu de la végétation. On ne voit pas bien sur quoi pciut s'appuyer cette hypothèse.

4. iJionys., XL, W.)-'MO. Pour l'Hercule de 'Jades, voir Macrobe, 1, 20, 12; mais cet auteur retrouve le soleil partout.

.-.. T. M, p. 174; ici, p. 284.

(1. Gonf. supra, p. 301, u. 3. Sur des monnaies d'autres villes africaines (Miiller, .V(imi5m., Il, p. 27, n° 48; III, p. .13, n' (54), la tête d'Hercule est accompagnée d'un ustre. A-t-on voulu indiquer ainsi (pj'il était un dieu solaire?

7. Lo lion semble avoir été mis en ra|tport avec .Mel(|art. comme avec Héraclès (pour Gade.s, voir uni- légende racimtée par .Macrobe, I, 20, 12). Or, dans divers cultes orientaux, c(;l animal a été mis aussi en rapport avec le soleil. Mais

Eshmoun ('SMN)' était un des principaux dieux de Carthage. On l'y rencontre très fréquemment dans les noms théophores ^ Une inscription mentionne son temple ^ Une autre se rapporte à un prêtre d'Eshmoun Ashtart*, terme double sur lequel nous reviendrons \ Des noms théophores où le nom d'Eshmoun se retrouve étaient encore en usage dans l'Afrique romaine". En Sardaigne. une dédicace trilingue, gravée au ii* siècle avant notre ère, s'adresse, dans le texte punique, à Eshmoun M'RH, dans le texte grec 'Ao-xArjTCLw MYjppYi, dans le texte latin Aescolapio Merre''; on ignore ce que signifie le mot Merre^.

L'Eshmoun adoré en Occident était originaire delaPhénicie, oîi son culte avait une grande importance à Sidon ® et était célébré dans d'autres villes, peut-être à Tyr*°, certainement à Béryte".

L'inscription sarde dont nous venons de parler atteste qu'on l'identifia avec Esculape : ce qu'attestent aussi Damascius, à

l'argument n'a pas grande valeur, car le lion a été attribué à des divinités qui n'avaient rien de solaire : voir supra, p. 273-5.

1. Les transcriptions grecques et latines indiquent les prononciations Esmoun, Asmoun, Ismoun, Ousmoun.

2. Voir W. von Baudissin, Adonis und Esmun (Leipzig, 1011), p. 216-7, 250.

.3. C. /. S., 252. Le nom du dieu est mutilé, mais la restitution n'est guère douteuse.

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