‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 351 sur 553 · Par exemple, a Oea (Tri(»oli) : Apulée, Apoi, ."tô · texte numérisé non relu

Par exemple, a Oea (Tri(»oli) : Apulée, Apoi, ."tô

8. Audollent, Cartilage romaine, p. 28U-3, 840. Delattre. liev. tunisienne, VIII, 1901, p. 280 et suiv.

'.». Baudissin, /. r., p. 231 et suiv. Contra : Dussaud, Journal des Savants, 1907, p. 4()-4l; Laj,'ranjje, Kevur bibliijuc, l\. 1912. p. 122.

qu'il l'ait été avec ce dernier en Occident'. Il n'est pas impossible qu'on l'ait quelquefois appelé Hermès-, par suite d'une assimilation avec Thot, 1' « Hermès » égyptien. Thot était le dieu de la ville de Khmounou, dont le nom n'est pas sans ressemblance avec celui d'Eshmoun. 11 fut adoré en Phénicie*, et Philon de Byblos prétend que ce fut lui qui y répandit le culte des serpents*. Or nous verrons que le serpent jouait peutêtre un rôle dans le culte d'Eshmoun, tandis qu'il n'était pas consacré à l'Égyptien ïhot. Ce sont là des combinaisons bien fragiles. Il y eut, autant qu'il semble, chez les Phéniciens d'Occident, un dieu qui fut identifié avec Hermès ^ mais rien ne prouve que ce dieu ait été Eshmoun.

Nous avons déjà fait observer qu'Asclépios ne figure pas dans le serment du traité d'Hannibal. Cependant l'omission d'Eshmoun serait malaisée à expliquer. Aussi a-t-on proposé de le reconnaître soit dans l'Apollon de la première triade*', soit dans riolaos de la seconde'. Nous constaterons bientôt que nous ne savons à peu près rien sur cet lolaos punique. En faveur de l'identification d'Eshmoun avec Apollon, nous remarquerons

1. Virgile (Enéide, IV, 58) nous montre Didon et .\nna sacriliant

« Legiferae Cereri, Phoeboque, Patrique Lyaeo ».

Dans le Pater Lyaeus, M. Baudissin (p. 241) voudrait voir Eshmoun. C'est là une hypothèse en l'air. — Qu'était le dieu représenté en Dionysos, le Liber Pater, qui fut adoré dans les vieilles villes maritimes de Leptis Magna, de Sabratha, de Gigthi (pour Leptis, voir Millier, Numisin., II, p. 3-6, et Suppl., p. 33 et 34; ici, p. 306, n. 3; pour Sabratha, Millier, 11, p. 28, n° 62; pour Gigthi, Constans, Gigtliis, p. 40)? Je ne saurais le dire; en tout cas, il n'est pas permis d'afllrmer que c'était Eshmoun.

2. Ce que croit M. Clermont-Ganneau, Rcc. cTarchéol. orientale, V, p. 1.^3-4, 380; VI, p. 289.

3. Voir de Vogué, Mélanges d'archéoL orientale, p. 106-7, pi. V, (ig. 1.

4. Fragment IX (Fragm. lùst. Gr., 111, p. 572). Philon, qui l'appelle TâajTo? (I, 4, p. 563-4; II, 11, p. 507; V, p. 570), indique sou identité avec le 0(oCO des Égyptiens.

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