Voir p
6. Wincklcr, AUorienl. Forschiingen, I, p. 443. Vassel, Panthéon d'Hannibal, p. 39.
7. Opinion de Movers, Die Phijnizier, I, p. 537; Maury. dans Creuzer et Guigniaut, fleligions de l'antiquité, 11, 3, p. 1041; Baethgen, Beitriige, p. 4(i: 0. Gruppe, Die griecliischen Culte und Mytlicn, p. 380-2; Baudissin, Adonis, p. 280.
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que le lias Sidi Ali el Mekki, au nord du irolfe de Cartilage, est appelé dans des textes grecs et latins cap d'Apollon, ou cap du Beau dieu {proniunturium Pulchri)^; que, d'autre part, Tite- I.ive. copiant Polybe, indique, auprès de ce caj), un port dont le nom se présente sous la forme Rusucmon dans les manuscrits de l'historien romain. Ce mot se compose de doux éléments : riis, roHnh, qui. en phénicien, signilie « ca[) », et ucmon, qui pourrait être une altération d' P^shinoun*. i\ous aurions là le nom puniijue du cap d'Apollon : le qualificatif Pulc/ier eût bien convenu à Eshmoun, dont Damascius^ vante la grande beauté. A quoi l'on pourrait objecter qu'il y avait à Carthage deux sanctuaires très importants, l'un sur la colline de Byrsa, dédié à Asclépios, — qu'il semble nécessaire d'identifier avec Eshmoun, — l'autre, près de la place publique, dédié à Apollon '. Il est difficile de croire que ces temples, mentionnés l'un t'I l'autre par Appien, dont la source estPolybe^ aient appartenu au même dieu. Si vraiment le cap d'Apollon était le ca{» d'Eshmoun, il faut en conclure que l'Apollon du cap n'était pas r.\pollon du temple de Carthage. En somme, la seule identification démontrée est celle d'Eshmoun avec Esculape.
On n'a trouvé en Afrique aucune image, soit de l'époque punique, soit de l'époque romaine, dont nous puissions dire avec certitude qu'elle représente Eshmoun*.