‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 353 sur 553 · Appien, /J6., 127. Conf. t. II. p. 70: III, p · texte numérisé non relu

Appien, /J6., 127. Conf. t. II. p. 70: III, p

."). Outre .XppitMi. Stralion atlcstr i'exiîîlcnc.c du temple d'.\scl«'pios sur la colline; Valére-Mftxitiie (I, 1, 18, sans doute d'après Tite-Live), celhi du temple d'Apollon.

6. C'est ù tort ou sans motifs sérieu.x (|ue l'on a donné le nom d'KsIimoun : 1° à une idole représentant un dieu nain, trouvée & Ctiercliel : voir p. 1145; 2° à une tête liarhue, coilTce d'un bonnet, sur des monnaies africaines : Millier, Aumwm., 111. p. 71 ; conf. .supra, p. 301. n. 0; 3° à un simple dévot, (Ifcuré sur une slèle d'Announa : infra, p. 320, n. 7; 4° à une télé barbue, coilTée d'unidépouille de <oq. <HUvrc de l'épofiue romaine, découverte dans la réjrion de Carlhave : Heuzey, Hevuc d'ussyriol., II, 18U2, p. 155-9 el pi. V (il s'agit probablemeut de Platon : le coq était consacré ù Proserpine, sou épouse); 3° à uuo têlo

Nous ne sommes pas mieux renseignés sur la nature de ce dieu que sur celle des autres divinités phéniciennes. Les étymologies de son nom, — sans doute un véritable nom propre, — mises en avant par les anciens et les modernes ne sont pas satisfaisantes'. Selon Philon - et Damascius^ il était fils de Sydyk, Sadyk, « le Juste » [Çadiq]. Un homme de Sidon avait dit à Pausanias que l'Asclépios adoré par les Phéniciens était né d'Apollon*. Peut-être ce dieu juste était-il, comme cet Apollon ^, un maître du soleil : pour les Babyloniens, Shamash, le Soleil, qui voit tout, était le juge suprême ^ et cette conception peut avoir été adoptée par d'autres peuples sémitiques''. D'autre part, sous l'Empire romain, on associait volontiers en Afrique Aesculapius et Caelestis^ : on admettait donc un lien étroit entre Eshmoun et Astarté, comme l'indique aussi la mention d'un prêtre d'Eshmoun Ashtart sur un exvoto de la première Carthage '.

Le philosophe néo-platonicien Damascius expose '" que l'As-

de Pluton, trouvée à Carthage : Babelon, M. Lavig., II, p. 23, pi. V, fig. 3 (conf. Gsell, Musée de Tébessa, p. 34, n. 3); 6" à un dieu triple, de la Carthage romaine : Babelon, l. c, p. 34-35, pi VIII (supra, p. 233, n. 4).

1. Du mot phénicien qui signifiait huit (Eshmoun passait pour le huitième fils de Sydyk), ou du mot qui signifiait feu : Damascius, l. c. D'une racine dont le sens était « être gras, être bien portant » : Baudissin, Adonis, p. 207. Du mot qui signifiait nom : Lidzbarski, Ephem. fur semil. Epigraphik, III, p. 260-5.

2. II, 20 (p. 568): SuSyy.u), tw Xeyoïxévfo Stxa-to; conf. ibid., II, 11 (p. 567) et 27 (p. 569). Sa mère aurait été une des Titanides, filles d'Astarté et de Cronos : ibid., II, 20.

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