‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 368 sur 553 · Voir p · texte numérisé non relu

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11. Comme peut-être pour lolaos : voir supra, p. 323. Conf. Vassei, Panthéon d'Hannibal, p. 51.

12. Des monnaies de I'IIr de Gozzo représentent un dieu guerrier, dont nous Ignorons le nom; il est accompagné d'un astre : Mayr, Die antiken Miinzen der Inseln Malta, etc.. p. 21 et planche, lig. 11-12; Ilill, Coins of ancicnt Sicily, pi. XV, llp. 10. Voir aussi des monnaies, peut-être de même origine, dans Millier, Nuinism., II, p. 178-9. n" 3-0, 12, et dans Mayr, /. c, p. 32, n'" 13-1.'3; planche. 11^'. 19-21. — Sur plusieurs stèh's de Norn, en Sardaipne, on voit un personnage nu. (|ui lient une lance : l'alroni. Mon. dei Lincci, XIV, p. 244, a"' 78-80, pi. .\.\lll, (Ig. 2, a. .Mais est-ce un dieu?

nous avons déjà parlé. Le mot paraît signifier « l'Epoux » : l'Epouse aurait-elle été Astarté ?

Çafôn (ÇFN) figure, comme les précédents, dans des noms théophores'. Il s'agit très probablement de Baal Çafôn. Ce dieu avait un temple à Carthage, si c'est bien lui qui est mentionné en tête du tarif de sacrifices trouvé à Marseille, — le nom divin est malheureusement mutilé, mais, après le mot Baal, des vestiges de lettres autorisent la lecture ÇFN *, — et si, comme nous le croyons, cette inscription a été gravée dans la ville africaine ^ Baal Çafôn était adoré par les Phéniciens orientaux; il est nommé dans le traité conclu au vii^ siècle entre Asarhaddon et le roi de Tyr^. On n'a pas réussi à donner une explication vraiment satisfaisante du terme Çafôn ^

Une inscription carthaginoise, signalée®, mais non publiée, se rapporte à un dieu Shadrapa (SDRP'), lui aussi d'origine orientale''. Nous le retrouvons en Phénicie^ et à Palmyre'. Les Grecs avaient fait de lui le dieu Sa-:pà-r,ç '" : c'était là une sorte de calembour, car il est inadmissible que le terme sémitique ait été emprunté au mot perse Khchatrapâwàn (satrape) ".

1. A Carthage, Ahdçafôn : C. I. S., 265, 832, 1323, etc.; Çafônyaçdiq : 1188. Le fameux nom féminin ÇFNB'L, dont les Latins ont fait Sophoniba (voir t. 111, p. 197, n. 3), signifie soil « Çafôn est maître » (Baethgen, Beilràge, p. 22), soit plutôt « Baal (1') a cachée » (conf. supra, p. 228, n. 1). Noms formés de Çafôn en Orient : C. /. S., 108; Rép., Il, 535.

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