‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 376 sur 553 · Une, IV, p. S9-U · texte numérisé non relu

Une, IV, p. S9-U

2. Dans Viri^ilo (Enéide, IV, .Tll), une raag:icienne invoque, en présence de Didon,

« Tergoniinami|uo Hecaten, tria virtrinis ora Dianac ».

•Mais cola ne prouve pas (jue les Carthaginois aient fait do mc^mo.

.3. :S(JH : voir G. /. S., 2GG'.» (?), 2!)88 = Vassel, Bull, archéol. du Comil,-, 1912, p. 374-5; SHR : liép., I, 320 (inscription de Gonstaatine). — D.VI, 'DM : G. /. S., 295, y.")l (et Cierinont-C.anncau, Rec, IV, p. 212); conf. D'M, au C. I. S., li.j. — KUH : ibid., 2030. — 'BK : 1018. — GS, GSM, dans GRGii : 40.j, 022, l.'îri. etc., et dans GHG^i.M : 073, 1328, 1493, etc.; mais les lettres (ill sisnilicnt-elles ici client?— .Nous n'avons aucune preuve du cuite d'un dieu Gad à Ciirthage. Les noms Naamgeddc (N'Miil)' : C. I. S., 717, l.")20; Nannjedde sur des inscriptions latines : C. I. L., Vlll, 1900, 4907. etc.), Gadnaam (GDN'M : C. /. S., 3S3; (JDNM : 7.')9), Gndnaamat ((iDN'.MÏ : 378, 1043, 2145, etc.), Giddeneme (apud Piaule, Poenulus, 1119. 1130) signillenl • bonne fortune »; Gado (GD* : C. /. .S'., 817, 2150), • sou bonheur •; ils ne contienni'nt pas le nom d'une divinité : conf. Baudissin. dans fiealencylsl. flir prot. Théologie, 3° édil., VI, p. 332. — Berf^er (Jourii. nsial., 1887, I, p. 405) a voulu retrouver un dieu ou une déesse Neilliiiiàn dans une inscription néopiinicjue d'Althihuros; il vaut mieux laisser lomher cette hvpothèse.

4. A Ziane : Berf,'er, C. r. Acad. In.vr., 1905, p. 388-9; 1900, p. 107.

5. 11 est mentionne par l'hilon de Bylilos, 11, 14 et 20 (Fruijin. lùsl. Gr., 111, p- 501 et 508), qui fait de lui un dieu agricole.

et dont la nature reste incertaine : on admet d'ordinaire, mais sans preuves, qu'il était représenté mi-homme, mi-poisson*. Qu'un dieu phénicien ait été pourtant représenté de cette manière, c'est ce qu'attestent des monnaies d'Arad ^ ainsi que des scarabées trouvés en Orient, en Sardaigne, à Garthage". C'était un emprunt à l'art grec, au type de Triton.

Le serment d'Hannibal invoque à la fois Triton et Poséidon*. Diodore mentionne à deux reprises ^ un Poséidon, dieu marin auquel des généraux carthaginois offrirent des sacrifices en Sicile. Lors de son expédition le long des côtes africaines de l'Océan, Hannon éleva un sanctuaire à Poséidon sur le cap Soloeis (cap Cantin)**, et, vers le milieu du iv** siècle, le Périple du Pseudo-Scylax signale l'autel de Poséidon qui se dressait en ce lieu'. Selon Hérodote ^ les indigènes qui habitaient autour du lac Tritonis (la petite Syrte') adoraient Poséidon et Triton; c'était aux Libyens, affirme-t-il ailleurs '", que les Grecs avaient emprunté Poséidon. Mais rien ne permet de soutenir que les autochtones aient reçu des Phéniciens ces deux divinités. A l'époque romaine, nous rencontrons fréquemment Neptunus en Afrique " : sur le littoral, où il est un dieu marin;

i. Contra : Baudissin, Realcncyld. f. prot. Theol., IV, p. 426; Furtwàngler, Die antlken Gemmen, III, p. 112; Dussaud, Rev. archéol., 1904, I, p. 210-1.

2. Babelon, Monnaies grecques de la Bibliotli. nationale, Perses Achéménides, p. 123, pi. XXII, fig. 1-G, 23. 23 : «Dagon ichlhyomorphe ».

3. De, Hidder, Collection de Clercq, VII, p. 4<.)l)-l. En Sardaignc : Ebers, Annali deW Instituto, LY, 1883, p. 102-3; Furtwasgler, Gemmen, I, pi. XV, lig. 3(J-38 ;

Àbid., m, p. 112. A Carlhage : Merlin et Drappier, La nécropole punique d'Ard el Kheraïb, p. 80, Ilg. 55.

Page 1