‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 402 sur 553 · Conf. p. 274, n · texte numérisé non relu

Conf. p. 274, n

6. Conf., entre autres, Gsell, Musée de Tébessa, p. 15; Merlin, Le sanctuaire de Baal et de Tanit près de Siagu, p. 40.

7. Il a pu être mis en relation avec d'autres dieux. C'étaient, prétcndait-on, des lions qui s'étaient chargés de défendre contre un roi espagnol le temple d'Hercule, dans l'Ile de Gadès : Macrobe, I, 20, 12 (conf. supra, p. 313, u. 7). Des lions étaient sculptés sur l'autel de Poséidon, au cap Soloeis : Pseudo-Scylax, 112.

8. M. Lavig., 1, p. 225-0, pi. XXXll, fig. 0 et 7. C. r. Acad. Inscr., 1908, 11g. à la p. 599. — Sur le front d'un masque en terre cuite, de la même époque, trouvé eu Sardaigne : voir supra, p. 72, n. 4.

9. Delallre, Rev. arciiéoL, 1890, I, lig. à la p. 15. M. Alaoui, Suppl., pi. LVII, lig. 13. Voir aussi une empreinte sur argile : M. Lavig., I, pi. XVIII, 11g. 1.

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naies'. Il n'est pas rare à la partie supérieure des ex-voto-. Nous avons dit^ ([u'il devait ètresouvent ligure sur des linteaux, au-dessus des entrées de sanrluaires : ce qu'attestent indirectement des stèles où il prend place dans un décor architectural.

l'aut-il y reconnaître un s3'mbole de Haal Hammon, maître du soleil'? Nous rappellerons que, sur des gravures rupestres de la Herl)érie. Ammon-Hil. représenté en bélier, a la tète coiiïée ilu dis(jue solaire, flanqué de deux serpents'^ : or Ammon a été. croyons-nous, identitié par les Carthaginois avec un de leurs dieux et s'est ainsi transformé en Baal Ilammon. Oue le disque puisse se rapporter à ce dernier sur des monuments puniques, cela est très admissible. Mais il est certain qu'il n'appartenait pas à Baal Flamnion seul : on l'a tracé audessus ou auprès de la tète d'une déesse". Il était devenu un vague signe sacré et prophylactique.

Les images du soleil rayonnant, des étoiles, de la lune, si fréquentes chez les Babyloniens et les Assyriens, se retrouvent chez les Phéniciens, en Occident comme en Orient. Un astre rayonnant' peut être soit le soleil, soit une étoile : par exemple,

1. Monnaies de flarthage, au revers, au-dessus du cheval : Miiller, A'umis/n., Il, p. 8.1. n" 03; p. 87, n"87; p. 88, n" 99; p. 92-03, n"* 131 et suiv.; p. 99, n" 2.")l. Monnaie punique d'Kspaj^ne (?), au-dessus du clievai : ibid., III. p. 17, n° 12.

2. A Carthaire : G. /. S., 208, pi. XLVIII du t. I ; 2")8, pi. XLVII; 338, pi. LUI; 444, pi. l du t II; 637, pi. VI; elc. X lladruméte : Gazelle arckéol., 1884, pi. 7. .V i;hercliel : Gauckler, }fusée de Cherchel, pi. II, lljr. 4. En Sardaij2^ne : Perrot, III, p. 253, flg. 193; Palroni, Mon. dei Lincei, XIV. p. 231, n* 17; p. 244, n° 80. Par exception, au bas d'un ex-voto d'Iladrumète : Carton, Le sancluairc de Tanil ù El- Kéniiiia, p. 147, n" 20.

4. Pour cette opinion, voir, entre autres, Glermonl-Ganneau, L'imagerie plu'nidenne. p. 04, n. 1.

0. Scarabée : Rev. arckéol. , 1910, I, fijr. à la p. 1."). Monnaie (pie .Millier {Suinism., III, p. 170, n" 285) attribue à la Maurélanie, mais <jui est pcut-t^lrc* cartha^çinoise. En Phénicie, le disque aile est li^uré au-dessus de la Maîtresse de Byblos, sur une stèle dédiée par un roi de ce lieu : C /. .S'., pi. I du t. I.

7. Astre auprès du cheval, sur des monnaies de Carlhage : .Mùller, l. c, II, p. 77. u- 32; p. 89, n° 108 ; p. 91, n" 120; p. 95, n"' 180-1; p. 97, n" 210; p. 102, n"' 293-4, 299, .3011-1. .Sur des hachettes, auprès d'un personnage : M. Alaoui, Suppl.. pi. LXII, 11g. 1; pi. LXllI, llg. 1. Voir aussi supra, p. 300, u. 0; \>. .301, 11. 4 et 5; p. 313, n. 0.

sur des monnaies de Maqom Shemesh, « la Ville du Soleil » •, c'est évidemment le soleil-; au contraire, deux astres, disposés symétriquement et de même grandeur, sont deux étoiles \ Les rayons sont quelquefois remplacés par les pétales arrondis dune rosace, enfermée ou non dans un cercle*: déformation que l'on constate déjà en Assyrie. Ailleurs, des étoiles prennent l'aspect de disques avec un point ou un bouton au centre ^ ou même de simples disques ^

Le croissant de la lune est rarement figuré seul à l'époque carthaginoise ^ Mais on rencontre à profusion des images du

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