‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 403 sur 553 · Millier, l. c, III, p · texte numérisé non relu

Millier, l. c, III, p

2. De même, sur des monnaies de Malaca, en Espagne (A. Heiss, Descr. des monn. antiques de l'Espagne, pi. XLV, n°* 6-8, 12), ville où le culte du soleil est attesté par d'autres monnaies : supra, p. 287, n. 7. — Sur une stèle de Carthu^e, il faut sans doute reconnaître le soleil dans un grand astre rayonnant (jui, llanquant une main, fait pendant au croissant et au disque : conf. p. 354, u. 1.

3. A Carthage : M. Lavig., I, p. 10-11, pi. I, flg, 2 [numérotée 6]. Sur des stèles de tradition punique : Delamare, Exploration, pi. 167, flg. 5; de Pachlere, Musée de Guelina, p. 6, u. 1, pi. II, flg. 1.

4. Sur des monnaies de Carthage : Mûlier, L c, II, p. 90, n° 122; p. 100, n° 256 (conf. ibid., p. 119). Les rosaces sont très fréquentes sur les stèles carlliagi. noises. Certaines peuvent être, comme sur de nombreuses stèles d'époque plus récente» des images conventionnelles d'astres : pour le soleil, voir, par exemple, C. I. S., 264 (pi. XLIX du t. I), 1588 (pi. XXIX du t. II) et 1806 (pi. XXXIV), où une grande rosace est surmontée du croissant lunaire, retourné sur le disque; — pour des étoiles, ibid., 3062 (pi. LXIV), où trois rosaces entourent le même croissant; voir aussi infra, p. 363, n. 3; p. 383, n. 6. Cependant la plupart des rosaces Hgurées sur les ex-voto puniques paraissent èlre des motifs végétaux, symboles dont le sens est inconnu, ou simples ornements d'architecture (dans un bandeau, une rosace, flanquée de deux rameaux horizontaux : C. /. S., 210, pi. XLVl du t. I; 2165, pi. XLIV du t. II; 2643, pi. LV ; etc.; ou plusieurs rosaces alignées : voir supra, p. 199, n. 1). On pourrait aussi se demander si certaines rosaces, isolées ou par paires, ne sont pas des gâteaux.

5. Stèle de Carthage : C. I. S., 2213, pi. XLV du t. II (à droite et à gauche de la main). Plus tard, stèle de Constantiue : Rec. de Conslantine, XVIII, pi 11, flg. 6; stèle de Cherchel : Gauckler, Musée de Cherchel, pi. H, flg. 4 (de cluKiue coté de la main); stèles tunisiennes de l'époque romaine : M. Alaoui, pi. XVII, n" 117; pi. XVIll, u° 657; pi. XVIII-XIX, n"' 741 et suiv. ; pi. XXI, u" 785; Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, 1896, p. 403; etc.

6. Stèle de Sainl-Leu ; Doublet, Musée d'Alger, pi. 111, flg. 4 (à droite et à gauche du croissant).

7. Croissant retourné, près du cheval, sur des monnaies puniques frappées en Sicile ; MùUer, Nundsm., II, p. 77-78, n"' 37 et 38; sur des monnaies de Carthage, au-dessous du cheval : Mùller, L c, p. 90, n° 119; Merlin, Hull. archéoL du Comité, 1916, p. ccv. Sur une hachette en cuivre : Dclatlre, Sainte-Monique, 2' trimestre, p. 11, llg. 21-22. Bijoux ayant la forme d'un croissant retourné : supra, p. 88, 93 (n. 3J.

croissant accompagn»'- d'un disque. TantcM, — c'est l'exception, — le disi[ue est de nirnie diamètre que la courbe mlérieure du croissant, dans lequel il s'emboîte '. Tantôt ses dimensions sont bien plus j)etites; il est alors soil tanj;ent à la li{^ne concave du croissant (souvent même, il s'y enfonce et ne forme pas un cercle complet), soil tout à fait isolé, comme un bouton détaché il égale distance des deux cornes. Le croissant s'offre dans deux positions : ici, la bordure convexe est en bas et les cornes sont dressées ■■; là, les cornes ont, au contraire, les pointes en bas. f-ette seconde position est de beaucoup la plus fréquente sur les monuments puniques, depuis les temps anciens jusqu'à la destruction de Carthage^ Fille se constate encore sur des stèles et monnaies plus récentes, jusqu'aux environs de notre ère*;

1. Bijoux (irnissaiil aux cornes abaissées) : M. Laviy., I, pi. X.\.\II, (ij^. |:{; (iaucklcr, Mècrop., Ilp. à la p. 559.

2. ."^ur des bijoux du vu' ou du vi° siècle : M. Lavig., I, pi. XXXll, (Ig. 7; T.-E. Peel, Journal of hellenic Sludies, XXXII. 1912, p. 1)7, fig. 2 (à Multe). Scarabée, du vi' siècle eaviron : Delattre, Rev. archéoL, 18',)0, I, flg. à la p. 15. Médaillon en terre euile du vi* siècle, représentant un guerrier : M. Lavig., I, pi. X.\, llir. 5. Hacht'lte. du m' siècle environ ; Delattre, C. r. Acad. Jnscr.. 1900, lig. à la p. 498. Croissant et disque tenus en maiu par des personnages, sur des stèles de Carthage et d'Hadrunicte : voir p. 2.50.

3. C'est, à ma connaissance, la seule position du croissant sur les e.\-voto dédiés à Tanil et à Baal (sauf la stèle où le croissant et le disque sont tenus par uni- divinité ailée). Le croissant et le disque s'y trouvent pres(jue toujours au liant de la pierre (exceptions : C. I. S., 363, pi. LIV du t. I; 545, pi. iV du t. Il; 922, pi. Xll; 1.53»;, pi. X.Wlll; 2004, pi. LV; 2730. pi. LVll ; 30.54 et 3070, pi. L.XIV). Croissant retombant et disque, sur un bas-relief recueilli dans une liimbe du vi' siècle : Gauckler, iS'écrop., pi. CLXVIl. Sur le front de masques grimaçants, des vii'-vi° siècles : voir supra, p. 72. Bijoux, depuis le vu" siècle : voir |). 88, n. 4; M. Lavig., 1, p. 129, pi. X.\, 11g. 3 (au collier que porte un spliinx); voir aussi Déchelette, jVa/tue^, II, p. 894, (Ig. 3SU (bijoux du vu" siècle, trouvés en Ktrurie). Pendeloques en faïence égyptienne : voir p. 97, n. 9. llacbettes : IJelattre, (J. r. Acad. Inscr., 1901, llg. à la p. 595; Sainle-Monique, 2' trimestre, p. 27, llg. G! ; etc. Moules à gâteaux : supra, p. 70, n. 7; p. 71. n. 5. K>lampille dt- |)oterie : .V. iMvig., I, pi. Vil, llg. 12. Sur des monnaies de Carlhage, auprès du cheval : .Millier, tSuinism., II, p. 90, n"' 182 et suiv.; p. 9S, n" 220 et suiv.; p. 101, n° 282; .Merlin, Bull, archéol. du Coinilé, 1916, p. ccv; auprès de la tète de la déesse : Millier, II. p. 98, n" 223; p. 101, n"' 283-4; III, p. 177. n" 289. Ktc. — Sur des stèles d'Iladnimelc : Gu: cite archéol., l8Si, pi. 12; Carton, Le sanctuaire de Tanil, p. 144 et suiv.; Leynaud, C. r. Acad. Inscr., 1911, llg. aux p. 474-5; de Lilybée : C. /. .S'., 138, pi. XXIX du t. I ; de Saidaigiie : IVrrol, III, p. 253. llg. 194; Falroni, Mon. ilei Lincei, XIV, pi. XXI-XXIV. yx/ssim.

4. Slclns de Conslaiitine, où cette image est fréquiMite : Rcc. de Conxtantinf, XVIU. pi. I et SUIV. (dans le bas de la stèle, ii la pi. UI, Ug. U); Doublet et

ensuite, le croissant a toujours les cornes dressées. Toutes ces figures ont été usitées en Phénicie, d'oi^i elles furent importées en Occident. Celles qui montrent le croissant les cornes en haut sont des emprunts aux Assyro-Babyloniens, ou bien aux Egyptiens. Mais le croissant retourné sur le disque est propre aux Phéniciens; nous ignorons pourquoi ils ont adopté cette combinaison.

Qu'est le disque? Quand le croissant l'enserre, s'appliquant contre lui depuis l'extrémité d'une corne jusqu'à l'extrémité. de l'autre, il est permis de reconnaître un aspect de la lune reproduit sur des monuments assyriens et égyptiens'-, quelques jours après la nouvelle lune, on peut distinguer, surtout dans le ciel pur de l'Orient, l'ensemble très faiblement éclairé de l'astre, à l'intérieur du croissant brillant; le phénomène est appelé par les astronomes lumière cendrée. Même quand le disque est beaucoup plus petit que le croissant, il représente peut-être encore la pleine lune- : nous remarquons un défaut de proportions analogue sur des images égyptiennes, où le disque se rapporte certainement à la lune^ Cette disproportion serait plus difficile à admettre s'il s'agissait du soleil*; d'ailleurs,

Gauckler, Musée de Conslantine, pi. III, fig. 2 et 3; d'EI Kenissia : Carton, Le sanctuaire de Tanil, pi. II, fig. 4, Il el 12; de Dougga : Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, p. 402; de Bulla Regia : le même, Bull, archéol. du Comilé, 1892, p. 74, pi. XIV, fig. 4; de Cherchai : Gauckler, Musée deCherchel, pi. II, llg. 4; de Tipasa : Gsell, Mél. de VÉcole de Rome, XIV, 1894, p. 309, flg. 1 ; d'Alger (?) : Doublet, Musée d'Alger, p. 07, pi. IV, lig. 3. — Monnaie de Masinissa : Millier, Numism., III, p. 19, n° 34. Monnaies de villes africaines : ibid., p. 57, G8. 144-."); de Malaca, en Espagne : Heiss, Descr., pi. XLV, n" 12.

1. Voir Glermonl-Ganneau, Journ. asiat., 1883, I, p. 139, n. 1; Rec. d'archéol. orientale, IV, p. 329. — Celte image uccompagac le soleil ailé sur des monuments phéniciens (coupe de Palestrina : Porrot, III, p. 759, (ig. 543; stèle d'Amrit : ibid., p. 413, fig. 283). Il n'est donc pas vraisemblable qu'elle représente, elle aussi, le soleil (entouré du croissant lunaire), comme c'est le cas sur des monuments assyro-babyloniens, où l'on a, du reste, eu soin de tracer des rayons à l'intérieur du dis(iue, afin que celui-ci ne fût pas pris pour la pleine lune.

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