‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 405 sur 553 · Ou aver un seul do ces deux motifs · texte numérisé non relu

Ou aver un seul do ces deux motifs

2. Gazette archéol., J88i, pi. 12 (une paire). Lcynaud, C. r. Acad. Inscr., l'.lll, lif,'. il la p. 47i lunt; paire, llanciuaiil le signe do Tanit).

'■i. C. I. S., 13S, pi. X.XI.K du t. I. Il no se trouve pas sur les stèles de .Sardaijrne : Patroni. Mon. dei Lincei, XIV, p. 248, note.

i. Millier, l^lumism., II, p. 77, n" 20 (devant la tète de la déesse), n°* 28 et .U (auprès du cheval).

5. .\uprés du cheval : Muller, 11, p. 93, n" 146; p. '.I.j, n" 174-5. 177-8; p. '.IS, n' 223; p. 100. n"' 2.>{-5; p. 102, n " 29.J-6, 208-9, 300; p. 103, n' 313; Merlin, Bull. arch. du Coinilé, 1910, p. ci;v.

0. .V. Lnvig., 1, pi. Vil, 11?. 29 et 30. .Salinas, Nul. degli scavi, 1884, p. 328 et pi. V.

7. .Monnaie de Masinissa : Muller, III, p. 18, u° 20. .Monnaies d'Oea, d'.Vlipota, do (lirla : i6t<i., II, p. 23, n" 42; p. 42, n" .") ; III, p. 00, n° 72. Petites monnaies (avec dos lettres phéniciennes), frappées vraisemblablement dans des Iles voisines de r.\fri(|uo : ibid.. 11, p. 179-180, n"* 14-10.

8. Par o.xemplo, à Chorchel, sur une stèle à inscription néopunique (une paire) : (iancklor, Mus^c de Cherchel, pi. Il, (Ig. 4; à Ilippono : Bull, arcliéol. du Comité, 1905, p. (;i.xx.v; à Kl Alia : ibid., 1897, p. 400; à Kl Konissia : Carton, Li- sanctuaire de Tanit, pi. Il, (Ifr. 4 et 15 (un seul ou une paire).

9. Bec. de Conulanlme, .Wlll, pi. II et suiv. Doublet et Gauckler, Muiée de Cuitstanlinc, pi. 111, 11g. 2 et 3.

placé au-dessous de la dédicace, avec la main et le signe de Tanit'; ailleurs, il est tenu, dans le haut de la pierre, par le signe de Tanit, devenu une silhouette humaine". Nous le rencontrons encore aux premiers temps de l'Empire romain, plus ou moins déformé : assez souvent, il y a plusieurs cercles superposés, au lieu du cercle et du croissante

On mettait volontiers le caducée en relation avec l'image divine dite signe de Tanit : nous venons d'en citer des exemples^. Quelquefois, les deux motifs s'entremêlent, et le sommet du caducée rempla'ce le sommet du signe ^; sur d'autres ex-voto, le triangle qui constitue le bas du signe enferme le caducée ^ Celui-ci était donc un emblème sacré. Il a pu devenir pour les Carthaginois, comme pour les Grecs et les Romains, un symbole de paix'. Mais, primitivement, il avait sans doute une

i. Parfois ea haut, soit auprès de la main ou du signe de Tanit, soit à deux exemplaires, flanquant la main ou le signe : voir Berger, Actes du XI' congrès des Orientalistes, IV, pi. à la p. 288.

2. Rec. de Constantine, XVIII, pi. II, V, VI et IX; ibid., XLVI, 1912, pi. à la p. 232. Sur une stèle, il se dresse au-dessus de la partie ronde du signe de Tanit : ibid., XVIII, pi. lil, flg. 7.

3. Pour ces déformations, voir Doublet, Musée d'Alger, pi. III, (ig. 2 (à la maiu d'un personnage); ibid., pi. IV, flg. 3; M. Alaoui, pi. XX, n" 765; Bull, archéol. du Comité, 1889, p. 236, n" 263; p. 240, n° 331; Carton. Découvertes épigraph. et archéol., p. 112, flg. 38; p. 146, flg. 44; le même, Nouv. Arch. des missions, VII, pi. IV, flg. 16; G. I. L., VIII, 19200. Le caducée à plusieurs cordes existait déjà à l'époque punique : C. I. S., 233, pi. XLVI du t. I: 2233, pi. XLVII du t. II.

4. Parfois, les deux caducées qui flanquent le signe de Tanit sont tangents aux extrémités de la barre horizontale constituant les bras du signe (2661, pi. LVI du t. II; 2827, pi. LVIII); ils reposent sur le même socle que le signe (2827; voir aussi 213, pi. XLVI du t. I). Ailleurs, la partie verticale des bras est formée d'un caducée (441, pi. I du t. II; 2093, pi. XLII).

5. Stèles de Garthage : C. /. S., 523, pi. III du t. II; 712, pi. VIII: 943, pi. XU; 1900, t. Il du texte, p. 261; 2378, pi. LIV; 2798, pi. LVIII; 3083, pl. LXIV. Chaton de bague : Delattre, Les grands sarcophages anthropoïdes, p. 10, flg. 22.

.Monnaie de Malte : Mayr, Die antikcn Miinzcn der Insein Malta, etc., p. 9 et 16. Sur la stèle C. /. S., 2681, pl. LVI, le caducée traverse le signe de Tanit.

6. C. I. S., 2118, pl. XLIII du t. II; 2228, pl. XLVI; 3009, pl. LXIl.

7. On prétend qu'en 233, le gouvernement romain envoya aux Carthaginois une lance et un caducée, les invitant ainsi à choisir entre la guerre et la paix : Aulu-Gelle, X, 27, 3 et 5; Zonaras, VllI, IS, p. 401, c. Mais c'est là sans doute une léger'ide. Quand, en 202, des ambassadeurs carthaginois allèrent par mer au-devant de Scipion, pour implorer la paix, leur navire, dit Appien (Lib., 49), portail en proue un caducée.

sijjrnification purement relij^ieiise. Dressé ou tenu en main, il était une sorte d'enseigne, qui devait être exposée dans les sanctuaires et jouer un rôle dans les cérémonies du culte. Entre diverses hypothèses, la plus vraisemhlable* est, à notre avis, celle qui voit, dans le cercle et le deuii-cerde, le disque solaire ou lunaire- et le croissant de la lane\ Nous j)ouvons supposer (|iie le caducée fut attribué d'abord à une divinité lunaire, qui aurait été Tanit Pené Baal*. Mais elle n'en aurait pas gardé le privilè^n\ car cette enseigne ap])araît sur des stèles dédiées à liaal Iluiumon seuP, comme sur celles où Haal Ilammon est associé à Tanit. Les deux caducées, si fréquents sur ces dernières'', se rapportent-ils. l'un à la déesse, l'autre au dieu?. le ne voudrais pas l'affirmer: des ex-voto offrent trois caducées^ Des images appartenant à l'époque romaine, mais dont les

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