Conf. Millier, Numism., H, p. M9; Suppl., p
3. Voir, par exemple, G. Foucart, C. r. Acad. Inscr., 1905, p. 267, llg. 2, n" 2, et p. 265.
4. Comme M. Dussaud {Rev. archéol., 1903, 1, p. 125) est disposé à le croire pour les monuments puniques.
le soleil, ailé ou ravonnaiit. apparaît rà ot là auprès du croissant et du disque', avec lequel, par conséqueul, il ue doit pas se confondre-, dépendant le disque, d'abord imajj^e de la pleine lune, semble bien avoir pris une autre signification. 11 est quelquefois remplacé ()ar une rosace \ ou par un astre rayonnant*, ce qui ne convient pas à la lune. C'est une étoile, probablement l'étoile de Vénus, messagère du jour et de la nuit^. Cette double image du croissant et du disque était, sans aucun doute, un signe sacré pour les Phéniciens, comme pour ceux auxquels ils l'avaient empruntée. Mais, nous l'avons déjà fait observer % il ne faut pas l'attribuer spécialement, dans les
1. Four le soleil ailé, voir, à Carliiaj^e, des bijoux d'époque ancieiiue : M. iMviy., l, pi. .\X.\II. Ilg. G cl 7 ; un scaialiéc : Delaltie, liev. arcliéoL. ISilO, I, 11^. à la p. io; une slele : C. I. S., 1578, pi. X.VIX du l. 11. Couf., en Phénicie, Ferrol, (il, p. 127, lig. 7(1. — Pour le soleil rayouuaut, des stèles puniques : C. 1. S., 408, pi. Il du t. Il; 922, pi. XII; une plaquette en bronze : Uelattre, C r. Acad. Jnscr., lUOD, p. 503; des monnaies de Malaca, ollrant, d'un coté, un grand astre, qui est certainement le soleil {supra, p. 300. n. 2), et, au revers, le croissant retourné sur le dis(jue : Heiss, Descr., pi. XLV, u° 12.
2. Si l'on ne veut pas soutenir, avec le P. Rouzevalle (Mules et éludes d'archéol, orientale, 3" fascicule, p. 68), (jue « la tautologie » était •• une des caractéristiques de la syniboli(jue des Sémites, surtout des Phéniciens ».
3. Sur des stèles de Carthagc, rosace enfermée dans un cercle et surmontée du croissant renversé : C. /. S., IGU8, pi. X.'^X du t. Il; M. Lavig., ], pi. IV, llg. 2. De même, sur une stèle d'Alger (?), plus récente : Doublet, Musée d'Alger, pi. IV, llg. 3. Sur des stèles de l'époque romaine, rosace simple, avec le croissant montant : M. Alaoui, pi. XVIU, n»' 712, 732, 743; Bull, archéol. du Comité, l',)()5, pi. I.\, llg. 3; Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, pi. IV, llg. 2; Delamare, Exploration, pi. 1, (Ig. .5; pi. 10, llg. 2; Gavault, Elude sur les ruines romaines de Tiy;irl, p. 87, llg. 15, n" 10; etc.
4. liijou du vi" siècle environ, trouvé à llerrerias, en Espagne (le croissant y est reurversé) : Siret, Villaricos y llerrerias, p. 434, llg. 37. Monuments plus récents, où le croissant est relevé : monnaies de Juba II et de son (ils Ptoléméc (Muller, Muni., 111, p. 104, u" 43; p. 109, n" 05; p. 130, u" 200); stèles (Bull, archéol. du Comité, 18%, llg. a la p. 222; i6«/., lOOi, p. 481, n" 24, lig. 2; M.-H. de la blanchère. Musée d'Uran, pi. 1, llg. 1 ; (iauckier, Aouu. Arch. des missions, XV, 1007, p. 480, n" 302; p. 488, n" 305; etc.). Parfois, le discjut' présente à l'intérieur une croix ou une étoile : Doublet, Musée d'Alger, pi. III, fig. 1 et 5 (stèles de Sainl-Leu, à inscriptions nenpuniques); C. 1. L-, VIII, 5220.
5. Conf., entre autres. Pli. Berger, Journ. asiat., 1877, I, p. 147 et 157;Meitzer, Geschichte, I, p. 477. Cepi^^ndant, quand la rosace est de grandes dimensions, on peut se demander si ce n'est i»as le soleil : par exemple, sur des stèles d'Ain Tounga (M. Alaoui, pi. .XVll, n" 115 et 117) et de Dougga (Carton, Nouv. Arch, des missions, VII, pi. IV, lig. 0 et 15).
monuments puniques, à Tanit Pené Baal, car elle accompagne d'autres dieux. Elle n'avait pas un sens plus précis que le soleil ailé.
Les caducées abondent sur les ex-voto de Carthage. Ils ont la forme d'une tige ou d'un pieu', qui porte un cercle, surmonté d'un croissant aux cornes dressées. Sur des stèles de facture négligée, le cercle n'est pas entièrement fermé à sa partie supérieure, et le croissant est remplacé par deux segments arrondis, qui se soudent aux extrémités du cercle incomplet cette disposition s'explique peut-être par la hâte avec laquelle l'image a été gravée. Le cercle et le croissant sont tantôt figurés par un simple trait, tantôt par un trait double. Jamais leur forme ne rappelle les serpents enlacés du caducée grec ; jamais non plus il n'y a d'ailes-. Mais, du bas du cercle^, se détachent souvent deux objets qui flottent et ondulent, comme des banderoles, à droite et à gauche de la tige\ Maintes fois, celle-ci s'évase à sa partie inférieure, de telle sorte qu'elle puisse rester debout, sans qu'on ait besoin de la tenir; ou bien elle est fixée sur un socle ^.
1. Souvent un pieu assez épais, ou un tronc, dont la surface est rayée de diagonales croisées : voir, par exernplo, C. I. S., 463, pi. II du t. II; 603, pi. VI; 727 et 738, pi. VIlI; 795, pi. IX. Remarquer que les troncs des palmiers sont ligures de la même manière sur les stèles carthaginoises.
2. Plus tard, des monnaies de Plolémée, dernier roi de Maurétanie, portent un caducée ailé : MùUer, Numism., III, p. 127, n"' 150-2. De même, à l'époque romaine, un caducée ailé est représenté auprès de Mercure, ou tenu par ce dieu, rus des monnaies de villes africaines : ibid., II, p. 28 (n"62), 49-50, 135-6.
3. Parfois plus bas encore : d'un nœud attaché sur la lige même (C. /. S., 1523, pi. XXVllI du t. II; 1652, pi. XXXI).
4. Sur un certain nombre de stèles, ces banderoles sont remplacées par des liges recourbées, que termine un bouton de lotus : C. /. S., 807. pi. ,X du t. II; 1539, pi. X.XVUI; 1812, pi. XXXIV; etc. Ailleurs, les tiges de lotus parlent du pied du caducée : 1787, pi. XXXIII; 2214 et 2219, pi. XLVI ; etc. Il arrive que hacun des deux boutons porte un signe de Tanit : C. I. S., flg. à la p. 281 du texte, t. I; n"" 1421, pi. XXV du t. II: 2498. pi. LUI: 3141, pi. LXV. Ce sont là des enjolivements, qui accomijagncnt d'autres iitmges (jue le caducée (conf. p. 379, n. i).
0. Voir, par exemple, C. /. S., (Ig. ii la p. 281 du texte, 1. 1: u- 235, pi. XLVI; 3S, pi. XLIN:: 32;), pi. LUI; 370, pi. LIV; 396, pi. LVl; 491, pi. lll du t. II; 669, pi. Vil; 824, pi. X.
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Il est assez rare que le caducée occupe la place d'honneur au sommet de la stèle. Quand il est représenté à un seul exemplaire, il se trouve en général au-dessous de l'inscription, soit isolé, soit en ligne avec une main et un signe de Taiiit '. soit entre une paire dr ces niotils. Plus rré(jut'iiinR'nt. on a tracé là deux caducées, dressés symétriquement à droite et à gamiie il'un signe de Tanit (sur un très grand nombre dCx-voto), d une main, d'une rosace, d'un palmier, d'une colonne portant une grenade, d'un vase, etc. La paire de caducées flanque parfois l'inscription, ou, dans la partie supérieure de la pierre, une main, un signe de Tanit, etc.
Le caducée est aussi ligure sur des stèles d'Hadrumète- et de Lilybée\ sur des monnaies frap[)ées par les (Carthaginois en Sicile* et à Carthage même', sur des estam[»illes de poteries', (•n n'en connaît aucune image qui puisse être datée avec certitude d'une époque antérieure au iv" siècle. 11 se retrouve plus tard en Afrique sur des monnaies royales et municipales' et sur des stèles*. Il est surtout fréquent sur les ex-voto à inscriptions puniques de Constantine '. D'ordinaire, il y est