‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 407 sur 553 · C. I. S., 680, pi. Vil du t. II; 2200, pi. XLVIIL · texte numérisé non relu

C. I. S., 680, pi. Vil du t. II; 2200, pi. XLVIIL

modèles peuvent remonter à l'époque carthaginoise, autorisent à croire que d'autres enseignes avaient une forme un peu différente . au sommet de la hampe, un simple croissant', ou bien un croissant enveloppant un large disque^, comme dans le phénomène de la lumière cendrée. Sur des monnaies puniques, une tige terminée par une croix ^ un long bâton terminé par une palmette*^ sont peut-être aussi des emblèmes religieux.

Si le caducée était à Carthage de date assez récente, des enseignes analogues existaient depuis longtemps chez les Phéniciens. Ils consacraient, dit Philon de Byblos^ des bâtons [ou des pieux®], auxquels ils donnaient les noms de leurs prétendus dieux, et ils les adoraient avec ferveur. Chez les Assyro- Babyloniens, on retrouve des pieux sacrés, surmontés d'un croissant, d'un disque, d'une pointe de lance, etc.; des rubans flottent au-dessous de l'objet que porte la hampe' : la ressem-

1. C'est là une image prophylactique fréquente : voir A. Merlin. Forum et maisons d'AUhiburos (Paris, 1913), p. 45; C. /. L., VIII, 2208, 16364, 17276, 1757.3, 26401; Mél. de l'École de Rome, XIII, 189.3, p. 477; etc. Souvent, la hampe est flanquée de deux traits verticaux, qui pourraient bien être des déformations de banderoles : C. I. L., 16528 [vidi), 16332 (oidi); Mcl. de VÉc. de Rome, l. c;

^ull. archéol. du Comité, 1894, p. 340; ibid., 1895, p. 332; etc. Parfois, c'est de chaque extrémité du croissant que se détache une sorte de banderole : Merlin, Bull, archéol. du Comité, 1915, p. CLXXVii; Gsell, ibid., 1917, p. 331, n" 47. Déjà, sur des stèles de Carthage (C. I. S., 2001, pi. XXXIX du t. II; 24.32, pi. LU), une hampe surmontée d'un croissant remplace la corne qui forme d'ordinaire la partie verticale de chacun des appendices coudés dans le signe de Tanit. H s'agit vraisemblablement d'une enseigne analogue au caducée, car, ailleurs, on l'a vu (p. 366, n. 4), c'est un véritable caducée qui est substitué à la corne. Même croissant à hampe, tracé à l'intérieur d'un signe de Tanit. sur une autre stèle : 844, pi. X du t. H.

2. Sur des bandeaux sacerdotaux : Gazette archéol., 1879, pi. 21; M. Alaoui Suppl., pi. LVIII; Besnier et Blanchet, Collection Farges, p. .36 en haut.

3. Monnaie de Carthage : Miiller, Numism., Suppl., p. 49, n° 183 a et pi. Il (derrière le cheval). La croix peut être l'image simplifiée d'une étoile. Sceptre semblable auprès de la tôte d'une déesse, diadémée et voilée, sur dos monnaies à légende néopunique, attribuées par Miiller (11, p. 38, n°' 34 et 33) à Thysdrus [de Thapsus ?]. Voir aussi Miiller, M, p. 31, n° 21, et p. 36 (d'iladrumète). Ce sce|)tre sc! retrouve sur des monnaies frappées en Phénicic.

4. Carthage : Miiller, II, p. 97-98, n'" 217-222 (derrière le cheval).

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