Patroni, L c, p. 238, u" 52; pi. XXI 1, lig. 1, c
A un bras : un cercle, tracé entre les deux saillies, isole le sommet, (jui jtrcnd un vaixuc aspect do tète. Cette li}.rure, que dominent le croissant et le disque, rappelle la pierre sacrée du temple de Paphos ' : celle ci avait des saillies latérales, au-dessus desquelles elle s'arrondissait en boule. On peut supposer que les appendices servaient simplement à faciliter le déplacement du lourd objet dans des cérémonies^; il n'en est pas moins vrai qu'ils contribuaient à donner au cippe une forme voisine de la forme humaine *.
L'imajîe que l'on nomme communément le sip;ne. ou le symbole de Tanit ressemble plus encore à un personnage. Elle paraît être composée de trois éléments :
1" Un triauf^Me complet*, ou bien un triangle dont le sommet est coupé, par conséquent un trapèze : ce qui peut rej)résenter une pyramide ou un cône, un tronc de pyramide ou de cône, vu de face;
2" Immédiatement au-dessus, un cercle ou disque; souvent il est incomplet et a l'aspect d'un croissant, retourné sur le trapèze ;
3° Entre le cercle et le triangle ou trapèze, une barre hori-
1. Voir les iiiia^^i's de ci-Uc pierre sur des inoanaies, apud Perrot, III, p. 120, flp. 58; p. 2t;0. lifr. i«.)9.
2. Des iniinnnies ciliciennes (probal)leinent de Mallos), frappées au V siècle, représentent une pierre sacrée coniiiue, qui est pourvue de deux anses en forme d'oreillettes : Balielon. Traité dfs monnaies grecques et romuines, 2' partie, 1, p. 551), n" niO, 1)11; II, p. 867. n" 1385; pi. XXV, 11^. 15 et 10; pi. GXXXVII, (ifr. 12.
3. Sur des stèles d'EI Kenissi», des images <|ui paraissent reproduire des pierres sacrées se terminent en haut par un a|)pendice rond, ressemlilant à une lAle : Carton, Le sanctiinire de Tanit, p. 50 et 51); |)l. II, (!;;. Il; pi. III, lljr. 14. l'eut-élre aussi à lladrumète : ibid., p. 145, n" 8. (»n peut toutefois se demander »i ce ne sont pas des vases pourvus d'un appendice en forme de tète : eonf. tu[>ra, p. :i7ll, n. 8.