‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 417 sur 553 · Quelquefois on a omis de tracer la base · texte numérisé non relu

Quelquefois on a omis de tracer la base

zontale, qui se prolonge à droite et à gauche, et forme ainsi deux appendices latéraux, sortes de bras*. Parfois, surtout dans les monuments qui semblent être les plus anciens^, ces bras ne sont pas coudés. Mais, d'ordinaire, ils se redressent par un angle à peu près droit ; en général, la section verticale est arquée, comme une corne. ^- Les traits du triangle, du cercle, des appendices sont simples ou doubles.

L'image tout entière fait penser à une femme, qui serait vêtue d'une longue robe et lèverait les bras.

On ne la rencontre sur aucun monument qui doive être rapporté à une date antérieure au iv^ siècle. Elle est propre aux Phéniciens d'Occident ' : c'est sans doute à Carthage qu'elle a pris naissance.

Elle se voit sur un très grand nombre d'ex-voto de cette ville \ Tantôt elle occupe le haut de la pierre. Tantôt elle est au-dessous de l'inscription, soit isolée, soit accompagnant la main, le caducée % soit flanquée de deux caducées, plus rarement de deux mains, de deux boutons de lotus, de deux rosaces; ou bien une paire de signes de Tanit flanque à cette place un caducée, une main, un palmier, un bouton de lotus, une cou-

1. Il n'y a pas de bras sur les stèles carthaginoises G. /. S., 991. pi. XIII du t. Il et 2228, pi. XLVI. Ce sont là peut-ôtre des oublis des graveurs.

2. Monnaies carthaginoises : Millier, Numism., II, p. 77, n" 32; p. 86, n° 74. Pendeloques : M. Lavig.,l, pi. XXXIV, flg. 29; M. A/aouJ, Suppl., pi. LVIII, lig. 12; Roman, Islas Pythiusas, pi. XII, flg. 8. Estampilles de jarres : .1/. Lavig., I,pl. VII, fig. 22; Carton, Rev. archéoL, 1894, II, p. 189, n"62. Cippe : M. Lavig., II. pi. XVI, lig. 2. Quelques stèles de Carthage : G. /. S., WQ"), pi. LVI du t. I; 436, pi. LVIl; 1109, pi. XVI du t. II; 1608, pi. XXX; 2300, pi. XLVIII; 2:)84, pi. LIV; 2647, pi. LV; 29ol, pi. LX; 2983, pi. LXI. Stèle de Nora : Patroui, Mon. dei Lincci, XIV, pi. XXI, flg. 2, d. Etc.

3. Il faut sans doute attribuer au hasard la ressemblance du signe de Tanit avec certains monogrammes gravés sur des monnaies de Phénicie : Rouvier, Journal d'archéol. numismnlùiue, VI, 1903, p. 304, n° 2026 (Tyr; début du i" siècle avant J.-C); Babelon, Monnaies grecques de la Bibliolh. nationale, Rois de Syrie, p. 162-3, n°' 1238-1260, et pi. XXXII, n" 236 (Laodicce du Liban; ii' siècle avant J.-C); — avec des marques ciu'oiïrent des poids phéniciens : Clermont-Ganneau, Rec. d'archéol. orientale, VI, p. 177-8.

4. Elle est tracée également au sommet de plusieurs stèles funéraires : voir, par exemple, G. r. Acad. Inscr., 1898, llg. à la p. 626.

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