‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 422 sur 553 · Voir p. 3G9, n · texte numérisé non relu

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9. Carton, Découvertes épigraph. et archéol., p. 131, fig. 39 (de Téhoursouk). Gsell et Joly, Announa (Alger, 1918), p. 33.

10. M. Alaoui, pi. XX, n" 769; conf. n» 766 (Tubernuc). Bull, archéol. du Coinilé, 1905, p. 120, n» 3, pi. IX, flg. 2 (Thibaris).

11. Saladin, Nouv. Arch. des missions. 11, p. 454, fig. 66 (Dougga). M. Alaoui, p. G8, n" 837 (Thuburnica). Pour l'aUribution d'un voile recourbé aux divinités célestes, voir supra, p. 271. Cependant il se peut que l'objet tenu par le signe de Tanit «oit en réalité le croissant lunaire retourné, et non pas un voile.

à riiitt-riciir ihi «('rch' '. Mais ce sont hï des monuments récents : il n'en est aucun ([ui a|t|iarliennc à l'époque punique. A cette épo(iue, l'aspect ^'énéral de l'imai;*' rappelle seul un personna;^^>; dans les détails, nous ne constatons pas d'indices certains d'antliropomorphisme.

On [louirail, en allé^'uant des exemples cités [ilus haut-, se demander si le siji^ne de Tanit n'est pas une pierre sacrée % conique ou pyramidale, rap|)rocliée, en qnel([ue sorte, de la forme humaine par l'adjonction d'une boule et de deux saillies latérales. Mais la j^^Mièse de cette image ne nous paraît pas être aussi simple. Examinons les éléments qui la composent.

Si le cercle fait penser à une tète, ce n'en est pourtant pas une. Ce qui le prouve, c'est que ce cercle, — ou ce disque, — peut être détaché du reste de l'imago \ Quelquefois, il enferme des rayons % ou il entoure les pétales d'une rosace®, déformation d'un astre \ Sur quelques stèles, il est surmonté d'un croissant aux cornes renversées, avec lequel il forme un ensemble' : on a là le double motif du croissant et du disque, qui se rencontre si fréquemment et dans lequel le dis(jue est la pleine lune ou une étoile (plutôt que le soleil) ^ Nous avons

1. Carton, i\ouv. Arch. des Missions, VII, p. 420, pi. IV, fijr. 2. G, II, H), 20 {l)ou;.'ira). Le m^^me, Décoitvertes, p. 131. Ilfr. 30 (Tcboursouk). M. Alaoui, pi. XX, n° 70!) (Tubernuc); pi. XXII, a" 838 (Thiihuniica). Gsell l't Joly, l. c (Anuounn). Gavatilt, Etude sur les ruines romaines de Tujzirl, p. 124, flg. 22, n° 1.

3. Pour cette opinion, voir, entre autres, .Millier, Numisni., H. p. 120, et Suppl., p. 47; Uerger, Ga:elte nrchéol., 1870. p. 12,5, et ISHO, p. 100; .Meitzer, Geschichle, 1, p. 477; Goblel d'Alviella, La migration des symboles, \). 229,

4. \ Carthago : C. /. .S'., 830, pi. X du l. Il; 017, pi. XI; 1100. pi. XVI; 1008 pi. X.X.X; 2047, pi. LV. Plus lard, à Doupga : Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, p. 400, pi. IV, flR. 1 et 8.

."). A Cartilage : C. /. S., 23.5, pi. XLVl du t. I (au-dessus du disque, se dresse uni- image énignialii|uej. A Kl Alia : (jautkler, Bull. arch. du Cnmité, 1807, p. 400.

6. CI. S., 8.50, pi. XI du t. Il; 1100, pi. XVI; lOOS. pi. XXX.

7. Conf. p. 300. — Au n" 1030. pi. X.X.WII, le dis(|ue enferme plusieurs eercles roiicentriques, avec un point au centre. Sur un cippe (.U. Lavig., II, pi. XVI, flg. 2), le disque enferme un bouton. Pour cette manière de représenter des astres, conf. p. 30(1, n. .5.

8. C.l.S.AW. pi. LVIIdut.I; 1008, pi. X.KXdu t. II; 2-581, pl.LIV;2047, pi. LV. 0. Voir supra, p. 302-3.

dit que, sur de nombreux ex-voto carthaginois, un croissant retourné prend la place du cercle; cette variante se retrouve à Constantine ' et à Dougga^. Sur des monuments postérieurs à la chute de Carthage, c'est un croissant aux cornes montantes, soudé au reste de l'image ou détaché d'elle, qui se substitue à la prétendue tête; tantôt il est seuP, tantôt il enveloppe un petit disque*, un astre rayonnant ^ une croix, étoile sommairement dessinée % une rosace'. Tous ces exemples attestent que l'élément arrondi du signe de Tanit représente un astre*, qui peut être accompagné ou remplacé par le croissant lunaire, et qui est soit la pleine lune, soit le soleil, soit une étoile. Le sens précis n'importait guère, semble-t-il : il suffisait que ce fût un emblème se rapportant à une divinité céleste'. 11 avait une valeur propre, indépendante des autres parties de l'image. Aussi le voyons-nous remplacé, sur des stèles de basse époque, par une tête humaine détachée '°, par un personnage placé

1. Rec. de Constantine, XVIII, pi. II, fig. 4; pi. III, (Ig. 8.

2. Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, p. 400. Probablement aussi sur une stèle de Gherchel, à inscription néopunique : Gauckler, Musée de Cherchel, pi. II, flg. 4. Sur une stèle de Tubernuc {M. Alaoui, pi. XX, n° 767), le croissant retourné est surmonté d'un disque, qui peut être la pleine lune, et d'un autre disque, enfermant une croix (étoile).

3. Carton, Bull, archéol. du Comité, 1908, p. 416, n" 12 (Thuburnica); Annuaire de Conslanline, V, 1860-1, pi. 11, n" xxvi (provenance inconnue). Saladin, Arch. des missions, 3° série, XIII, 1887, p. 192, flg. 332 (Ilenchir Zouache, dans l'Ouest de la Tunisie); Gsell et Joly, Announa, p. 34; ces deux images n'ont pas de bras.

4. M. Alaoui, pi. XXII, n° 847 (région du Kef). Ann. de Constantine, V, pi. il n" XXIV (provenance inconnue), sans bras.

5. Carton, Nouv. Arch. des missions, VII, p. 403, flg. 20 (Dougga). Croissant montant, enveloppant un cercle qui enferme un astre rayonnant, sur une stèle trouvée en Sardaigne : G. /. S., 142, pi. XX.X du t. I.

6. M. Alaoui, pi. XX, n° 76") (Tubernuc). Croix enfermée dans un cercle, sur une stèle de Dougga : Carton, l. c, p. 403, flg. 19.

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