‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 421 sur 553 · Voir inj'ra, p · texte numérisé non relu

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2. Uertholnn Pt Chantre, Recherches anthropologiques dans la Berbérie orientale. I, p. OU-."). Dt's pendeloques-amulettes en bronze, trouvées dans l'Europe centrale, rosetiiblent plus ou moins au sijrne de Tanit. Mais je crois cette resseini)lance forluilf.

3. Voir (après Eckhel, Raoul-Hochette, etc.) Ebers, Annali dclV Institulo, LV, 1883. p. IIG; Ed. .Meyer, dans le l.exikon de Roscher, I, p. 2871; Honzcvallc, Notes et éludes d'archéol. orientale, 3' fascicule, p. 82.

4. Celte croix ansée éjçyptienne était parfaitement connue des Phéniciens : voir, par exemple, Perrot, 111, p. 775, flp. .■)i7; p. 783, fl^'. ."m»); supra, p. 97. Sur des monnaies frappées au iv* siècle en Chypre et en Phénicie (à Salamine, Ciliuiti, nyblos), elle est représentée avec une déformation (jui la fait ressembler plus encore au sif^rie de Tanit : la branche verticale est remplacée par deux traits obliques, se rejoif^nant en haut : Habclon. Monnaies grecques de la Bibliolh. nationale. Perses Achénu'-nidrs p. 00, n" 613-4, jil. .Wll, II;.'. 10 et 1 1 ; p. lOO, n°* 695-6, pi. .\1.\. 11^'. 1 et 2; p. 19.1-6, n" 1362-3, 1367, pi. .X.VVI, lig. 23 et 21.

5. 11 n'y a pas lieu, ii mon avis, de soutenir (floblet d'Alviella. Croyances, rites, instilulions, I. p. 69-70) que le sipiie do Tanit résulte de la fusion de deux images ; une pierre sacrée, <;oni(|ue ou pyramidale; la croix ansée, dont on aurait supprimé la branche verticale; car, dans le sif^ne, le cenle n'est certaiiienienl pas un anneau, et cette hyjjotbése n'explique pas pourtjuoi on donna aux bras une forme coudée.

personnage priant, un symbole de la prière'. Ce signe est de nature divine, non humaine. Nous montrerons que le cercle n'était pas à l'origine une tête. Les appendices latéraux, quand ils ne sont pas coudés, ne peuvent être des bras levés vers le ciel. D'ailleurs, les Carthaginois priaient-ils ordinairement dans cette attitude -, usuelle chez les Egyptiens et chez d'autres peuples ^? Sur les monuments qui nous sont parvenus, ils se contentent de lever une seule main, la droite, à la hauteur de l'épaule ou du menton*.

Il est incontestable que, sur d'assez nombreuses stèles africaines, trouvées hors de Carthage, le signe de Tanit est assimilé à une figure humaine ^ Les appendices y sont de véritables bras dressés % qui tiennent un caducée \ une palme ^ une couronne ^ le croissant lunaire '", peut-être un voile recourbé '^ Parfois, les traits d'un visage ont été sommairement indiqués

1. Hypothèse combattue au C. I. S., t. I, p. 281. On y fait remarquer qu'elle est infirmée par la présence de deux signes de Tanit sur nombre d'ex-voto carthaginois, où un seul dédicant s'adresse à Tanit et à Bnal.Mais cela n'est pas une objection bien forte, car il eût été naturel d'adresser deux prières à deux divinités.

2. Diodore de Sicile indique ce geste (XXXII, 6, 4), mais c'est là un détail qu'il semble avoir ajouté au texte de Polybe, copié par lui : conf. Polybe, XXXVI, 7, 2, édit. Biittner-Wobst (alias XXXVI, o); Appien, Lib., 9.j. Les bras sont levés vers le ciel sur des stèles postérieures à la période carthaginoise, mais se rapportant à des cultes d'origine punique : Dclamare, Exploration, pi. 23, fig. 13 et 14; pi. 167, fig. 12; pi. 178, fig. 19; Doublet, Musée d'Alger, pi. lll, fig. 5; pi. IV, flg. 4; La Blanchère, Musée d'Oran, pi. I, fig. 9; G. /. L., VIII, 19128; etc.

3. Sur des gravures rupcstres de l'.Vfrique du Nord, datant de l'époque préhistorique, des personnages, qui paraissent prier, lèvent les bras : t. I, p. 254-5. Pour les Phéniciens d'Orient, voir Philon de Byblos, 11, 5 (Fragm. hist. Gr., III, p. 565).

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