‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 429 sur 553 · C. I. S.. 436. pi. LVII du t. I · texte numérisé non relu

C. I. S.. 436. pi. LVII du t. I

X. Au II' 437, pi. LVII, un beth surmonte le signe de Tanit; on a proposé de l'interpréter final. — Ph. Uerger (C. r. Acad. Insrr., 1909, p. 997 et suiv.) a publié une estampille d'amphore, <iii cinq lettres puniques sont groupées de manière à former un ensemble dont l'aspect rappelle le signe de Tanil. Trois lettres, un brlh. un aï/1 et un lamed, peuvent constituer le mol H'L (Baal), comme Berger l'indique: mais il en reste deu.x autres, un second beth et un teth, dont on ne sait que faire, si l'on veut admettre l'interprétation de ce savant : un symbole divin formé de lettres qui ilonnent le nom de linitl. Contra : Roiizevalle, Notes et éludr.'i d'archéol. orientale, 3" fascicule, p. S2. n. 4.

9. Sur quelques stèles (C. I. S., 1996, pi. .\.\\l.\ du l. Il; 2.'>2r), pi. LUI; 2999, pi. LXl; t. I du texte. Ilg. a la p. 428), un signe de Tanit en enferme un autre, [dus petit. Au n° 1001. pi. XIV du l. Il, deux signes, placés l'un la tête en bas, l'autre la télé en haut, s'entremélenl, avec des parties communes. Mais peutélre le graveur, a-t-il Iracé d'abord un seul de ces signes au sommet d'une pierre; puis il aurait pris le |)arli de se servir di- la pierre dans le sens inverse, et il aurait couvert le premier signe par un autre.

Ilammon seul, le signe est flanqué d'un caducée et d'un brûleparfums, devant lequel un homme prie'. Plus tard, il occupe le haut de quelques ex-voto africains, dédiés à Baal Hammon-, ou k Saturnus^, l'ancien Baal Hammon.

On a eu tort d'y voir le symbole d'une trinité suprême, adorée, affirme-t-on, à Carthage*. Même si la partie inférieure de l'image avait toujours la forme d'un triangle, — elle a plus souvent la forme d'un trapèze, — il faudrait prouver que les Phéniciens ont donné au triangle un sens mystique ; il faudrait prouver encore l'existence de la « Trinité punique », qui, nulle part, ne se révèle clairement dans la série d'ex-voto où les signes de Tanit se comptent par milliers.

Il y avait en Phénicie des cavernes sacrées ^ En Afrique, des actes religieux ont été célébrés dans des grottes avant ^ comme après ^ l'époque carthaginoise. Il est vraisemblable que les colons phéniciens ne renoncèrent pas à une coutume qui leur était commune avec les indigènes, mais nous n'en avons pas la preuve ^

En diverses contrées, on a volontiers établi les sanctuaires

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