Gauckler, Bull, des Antiquaires de France, 1897, p
.^. Renan, Mission de Phénicie, p. 517 et suiv., 647 et suiv., 662.
7. Voir, par exemple, Gsell, Atlas archéol. de l'Algérie, f" 9 (Bôno), n" 109; f 17 (Conslantine), n" 109; Toutain, Cultes, V partie, III, p. 47 et suiv.
8.. Il n'est pas certain que, dans une caverne consacrée à Hercule, près de Tanj^er (Pomponius Mêla, I, 26), cet Hercule ait été Melqart : voir t. II, p. 169. Dans un Ilot voisin de l'Ile de Gadès, un sanctuaire de Vénus comprenait à la fois un temple et une grotte : Festus Aviénus, Ora maritinia, 316. Cette Vénus était probablement Astarlé : voir supra, p. 257, n. 5.
sur des cimes'. De l«i. le dieu étendait sa puissance et sa protection sur la ré^'ion dtuit il était le maître; il s'offrait aux regards et aux prières de ses dévots; ceux-ci, quand ils venaient lui apporter leurs hommages, se rapprochaient de sa céleste demeure. Les Phéniciens adoraient un Haal du Liban"; un sanctuaire existait sur le sonnuet du CarmeP, et la Bible nous fait connaître les « haut.s-lieux» du pays de Canaan. ACarthage, le temple d'Eshmoun, érigé sur la colline de Byrsa, dominait la ville*, comme celui du même dieu à (lartliagène^. A Bir bou Bekba. prts du golfe d'Hammamet. un double temple, consacré à Baal et à Tanit Pené Baal, occu|>ait le faîte d'un monticule''. Au fond du golfe de Tunis, sur un des deux sommets du djebel Bou Kournîne, le culte d'un Baal, devenu Salurnus /ifilcaraïu'itsis, se maintint jusqu'en plein Empire romain". 11 n'est pas téméraire de supposer que des sanctuaires j)uniques ont jadis occupé (juelques-unes de ces innombrables cimes où s'élèvent aujourd'hui des koubbas, chapelles musulmanes.
Nous manquons de renseignements sur les dispositions des lieux saints chez les Phéniciens d'Occident. On leur a attribué à tort des constructions de Malte et de Gozzo, consistant en des groupes de cellules elliptiques, qu'enveloppent de gros murs en pierres sèches '. Ce sont des monuments appartenant
1. Par exemplf en Sicile, où des hauteurs étaient cousacrées à Cronos : Diodore, III. 01, -i. Il ne s'ajïit pas du Saturne carllia^'iuois. Dans la nichne lie, une deessi'que les Phéniciens assiinilèreat à leur Aatarté était adorée au sommet du moût Éry.x : voir p. 348.
.3. Tacite, Histoires, II, 78.
4. Le Libaniui, où une .\8tarté et une Tanit avaient leurs temples (t. II, p. 82), était peut-être aussi une hauteur, dont le nom aurait rappelé la chaîne phénicienne.