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AGRICULTUnE. 41
avec leurs troupeaux. » On voit que son observation s'appliqutï surtout aux ré^j^ions où Taj^riculture ne s'était jias dévelojipée '. par conséquent aux pays restés indépendants, beaucoup plus qu'au territoire punique. Cependant les Cartiiaginois et leurs sujets ne manquaient pas de bétail. Un tarif de sacrifices, trouvé à Marseille, mais apporté de Carthaij^e. mentionne des taureaux, des veaux, des béliers, des moutons, des boucs, des agneaux, des chevreaux "^ Des deux côtés de la route suivie par l'armée d'Agafliorle, paissaient des troupeaux de bœufs et de mouton?» \ En 250, les Romains, après leur débarquement dans la presqu'île du caj) Bon, firent, en très peu de temps, un gros butin de bétail \ Le bétail abondait aussi dans la région d'Utique à la fin du iiT siècle*. Au milieu du siècle précédent, le Pseudo-Scylax vantait le nombre et la beauté des troupeaux possédés par des indigènes du Sahel tunisien''.
A proximité de Carthage, le bétail fournissait de la viande et du lait aux habitants de la grande ville. Il donnait le fumier nécessaire à une culture intensive. Sur ses domaines, l'aristocratie pouvait l'entretenir en bon état et accroître ainsi la valeur des races indigènes. 11 est possible qu'elle ait importé d'outremer de meilleures races, par exemple des moutons à laine très fine', pour les étofîes et les tapis renommés que fabriquait
1. Polybe parle cependant de hœufs : c'est là un bétail dagriculteurs.
2. C. /. S.. 165 (conf. infra, p. 412). Voir aussi un fraj^mcnt do tarif découvert à Carlha;;e : Berger, dans Rev. de l'hist. dus relitjions, 15)10, I, p. 281. — Des ex-voto rarihaginois représentent une tf^le de taureau placée sur un autel : C r. Acad. Inscr., lUIfl, fig. aux p. 28, 2'.), :}2. Taureau au bas d'autres stèles ; C. I. S., 2\:y.i, 3(110, 3053. pi. XLIV, LXII, LXIIl du t. H. Pour les moutons figurés sur des stèles, voir infra, p. 44.
:t. Diodorc. XX, 8, 4.