Tile-Live, XXIX, 28, 3; ibid
G. S 110 (p. 8!l). L'auteur ayant commis dans ce passage une confusion entre les golfes d'Hanimamet et do Gabès (voir (isell, Hérodote, p. 81-82), on ne peut affirmer que ces indigrnos aient habité le littoral du premier golfe; cela me parait cependant probable.
7. On aurait pu on faire venir de Pityuse (Ibiça), possession carthaginoise. Il y avait dans cette lie des moutons dont la laino était très moelleuse : Timée, apud Diodore, V, 16, 2.
l'industrie punique. Les Libyens avaient besoin d'animaux de labour, de troupeaux dont le lait, plus encore que la viande, servait à les nourrir, dont le poil, la laine, la peau étaient employés à faire des vêtements.
Dans le Sud de la Tunisie, s'étendent des plaines qui sont impropres à la culture des céréales, à cause de l'insuffisance des pluies. Alors, comme aujourd'hui, des nomades y faisaient paître des troupeaux de moutons et de chèvres, sans doute beaucoup plus nombreux que ceux des agriculteurs libyens. Nous sommes peu disposé à croire que ces vastes espaces aient fait partie du territoire punique. Mais comme, pendant la saison sèche, le bétail n'y trouve pas de quoi s'alimenter, c'était pour les nomades une nécessité de remonter vers le Nord'. Il est vraisemblable que Carthage ne s'y opposa pas. En autorisant ces indigènes à pénétrer chez elle, elle avait un moyen de transformer des ennemis naturels en des clients plus ou moins dociles; il importait seulement de régler leurs migrations et leurs séjours, de manière à maintenir l'ordre et à sauvegarder les intérêts des sédentaires. En retour, ceux-ci pouvaient atténuer, pour une partie de leur bétail, les rigueurs de l'hiver, en l'envoyant alors dans les pâturages du Sud^. Que la transhumance soit un usage très ancien en Berbérie, c'est ce qu'atteste, si l'on désire quelque preuve, le Périple de Scylax\ Il s'agit des Maces, peuplade voisine de Leptis la Grande, entre les deux Syrtes : « Ils passent l'hiver sur le littoral, en tenant leurs bestiaux dans des enclos; en été, l'eau manquant, ils les emmènent à l'intérieur des terres, au-dessus. * »
Columelle'' a reproduit la description précise, donnée par