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9. Dont le nom est probablement altéré dans les manuscrits de Tertullien. L'affaire parait s'être passée à une époque assez voisine de cet écrivain, au H" siècle. Il se réfère au témoignage dos soldats qui avaient, e.xécuté les ordres du proconsul. On sait qu'il était né à Carthage, d'un centurion. Pour les diverses explications qui ont été données de ce texte, très discuté, voir Toutain, Cultes, i" partie, III, p. 78-80.
10. Saint Augustin {Civ. Dei, VII, 26) dit que les Romains n'admirent pas les sacrifices d'enfants offerts à Saturne par les Carthaginois : « quod ei Pooni suos lllios sacriflcali sunl, non recopero Uoniani ».
A l'époque punique, les victimes de certains sacrifices extraordinaires étaient des étrangers, des ennemis. On lit dans Diodore de Sicile ' qu'après un succès remporté sur Agathocle, les Carthaginois remercièrent les dieux en leur ofîrant les plus beaux parmi les prisonniers. Ces malheureux furent livrés aux flammes : holocauste qui représentait peut-être la part de butin due par les vainqueurs à leurs bienfaiteurs. Un sacrifice de [)risonniers est mentionné dans une autre circonstance, mais le motif, semble-t-il, n'était pas le même Quand, en 40'.>, le Magonide Jlannibal s'empara d Himère, il fit égorger 3 OUU ennemis -, au lieu où son aïeul Amilcar avait péri en 480' C'était, non seulement un acte de vengeance, mais probablement aussi une offrande grandiose, soit à Amilcar lui-même, dont l'âme, après la destruction tragique de son corps*, aurait eu besoin d'une telle satisfaction pour jouir entin de l'éternel repos, soit à une divinité, maîtresse du sort de cette àme infortunée ''.
Tous les ans, les Carthaginois sacrifiaient une victime humaine à Hercule. Nous avons supposé® qu'elle représentait le dieu lui-même et qu'elle était brûlée; mais, comme tout détail nîanque sur la cérémonie, l'hypothèse est assurément fragile.