‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 450 sur 553 · Diodore, XIII. 02, 4. Voir t. III, p · texte numérisé non relu

Diodore, XIII. 02, 4. Voir t. III, p

4. Dillereuts récits couriiri-nt sur totte mort (Hérodote, VII, 167; Diodore, XI, 22, 1 ; coaf. t. 1, p. 430). Mais ce qui est certain, c'est que le corps d'.\milcar ne reçut pas les honneurs de la sépulture (Hérodote, VU, 166).

5. On a voulu reconnaître une cérémonie relif^ieuse dans la mise à mort de (|uel<iut's Uomains, fails prisonniers au cours d'un combat naval. Les Cartliaf^innis les llreut écraser par des carénés de navires, qu'ils remellaient à Ilot, ou qu'ils tiraient sur le rivafçe (les textes ne donnent pas une indication nette) : voir Varron, npud Nonius Marceilus, s. v. Palamjae (p. 240, édit. Lindsay); Valère-Maxime, IX, 2. ext., 1. C'était, dit Varron, afin de terrifier leurs ennemis. M. (iaidoz {Hev. archéul., 1880, II, p. H)2-.\\, qui allej^ue à ce propos les Scandinaves et des in(lif,'énes de l'Océan Pacifique, reconnaît là un rite propitiatoire, eu usage quand on lançait un navire de guerre, ou (juand ou devait entreprt'ndrt' une expédition im|)ortanti'. M. E. .Mader {Die Mf.iischcnopfer der altcn. Hcbrâer, Frihourg en Hrisprau. llHl'.l, |i. 82), adoptant ciîlle opinion, croit que c'était un ^iacrifice à un dieu iiiarin, mailre des tempêtes.

A un autre dieu, Cronos-Saturne, — nous ne croyons pas qu'il y ait lieu de l'identifier avec Hercule*, — on sacrifiait annuellement^ des enfants mâles % nés de citoyens* et pris parmi les meilleures familles ^ Les victimes étaient peut-être seulement au nombre de deux®. Silius Italiens ' dit qu'on les tirait au sort; il se peut cependant que des offres, faites par des parents fanatiques *, aient parfois dispensé de recourir à ce procédé. Mais, dans l'un et l'autre cas, il s'agissait de sacrifices officiels, célébrés au nom et dans l'intérêt de tous^ Nous ne voyons pas que des particuliers, des corporations ou d'autres groupes d'hommes en aient fait, pour obtenir des faveurs spéciales. Ces sacrifices, qui avaient été un devoir de piété individuelle chez les Cananéens, étaient dcA^enus à Garthage une institution d'Etat : si la République assumait toute la responsabilité morale du meurtre rituel, elle en limitait l'application.

Quel effet en attendait-on? C'est ce que les textes n'indiquent

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