‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 457 sur 553 · Selon l'interprétation du M. Dussaud, p · texte numérisé non relu

Selon l'interprétation du M. Dussaud, p

perçoivent une taxe minime sur les prémices et sur certaines offrandes^ et ils ont peut-être le droit de s'en réserver d'autres, pour les consommer.

A la fin. des pénalités, dont le détail précis se trouvait dans la partie de la pierre aujourd'hui détruite, sont édictées contre tout prêtre qui réclamera plus que son dû, contre tout fidèle qui se soustraira à ses obligations.

Il n'y a pas grand'chose à tirer des fragments trouvés à Carthage. Le plus étendu' fait mention des sacrifices appelés kalilim et cewaat; selon toute apparence, le pluriel kalilim^ désigne à la fois le kalil et le shelem kalil de l'inscription de Marseille. Ce tarif ne semble pas avoir indiqué de taxes en argent pour les quadrupèdes; mais on voit que la peau appartenait aux prêtres, même dans l'holocauste, où, par conséquent, elle n'était pas brûlée avec le corps de l'animaP. Pour les poulets (?), la redevance est de deux zars. Les prêtres reçoivent la poitrine et une cuisse des quadrupèdes, sauf, naturellement, dans l'holocauste. Suivent des prescriptions relatives aux prémices sacrées et aux offrandes non sanglantes.

Les victimes n'étaient pas toujours égorgées et brûlées. Celles qu'Himilcon sacrifia, en 406, devant Agrigente, à un dieu appelé Poséidon par Diodore, furent jetées à la mer, dont ce dieu était le maître*.

Les stèles dédiées à Tanit et à Baal présentent parfois des images se rapportant aux oblations, aux sacrifices : des taureauxS

2. Conf. le fragment publié Hev. de Vliist. des religions, 1910, I, p. 281.

3. Ici, comme dans le tarif de Marseille, ceux qui ne sont pas propriétaires des victimes oiïertes n'ont pas d'honoraires à payer aux prêtres. Ils gardent peut-ôtre la peau, que les autres doivent abandonner aux prôtres et qui parait tenir lieu des sommes d'argent exigées dans le tarif marseillais.

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