C. /. 6'., 107, et Etev. de Vhist. des rrligions, l. e
8. Ou liien a des rites cananéens, identi(|U('s du analogues aux rites phéniciens. tt. Voir Dussaud, /. c, p. 7, 59-00, 03.
seulement par des individus, mais encore par des associations*; elles n'avaient pas à payer une taxe supérieure à celle qui était due par les particuliers.
Ce document énumère les animaux que l'on immolait : taureau, jeune veau, bélier 2, mouton, bouc, agneau, chevreau, ÇRB'YL (lettres dont le sens est incertain f, coq (?), poulet (?), oiseaux. Il distingue pour les quadrupèdes trois sortes de sacrifices, qu'il appelle kalil, cewaat et shelem kalil. On ne peut pas déterminer la signification précise de ces termes. Mais on reconnaît que le troisième sacrifice était un holocauste, où la victime tout entière appartenait au dieu et était détruite par le feu\ Dans le second, l'homme qui l'offrait recevait une part de l'animal, dont une autre part était attribuée aux prêtres : c'était un sacrifice de communion. Dans le premier, les prêtres seuls partageaient avec la divinité : la règle est celle que le Lévitique édicté au sujet des sacrifices expiatoires ; cependant il n'est pas prouvé qu'à Carthage, tout kalil ait eu ce caractère. Pour les coqs (?) et les poulets (?), la table indique l'holocauste et deux autres sacrifices, dans lesquels le dévot paraît avoir reçu la chair; il semble bien que l'un d'eux ait eu pour objet de consulter le dieu.
Les honoraires dus aux prêtres qui officient sont les mêmes pour les diverses sortes de sacrifices. Ils varient selon l'importance des victimes : dix unités (probablement des sicles) d'argent pour un taureau; cinq pour un veau, pour un bélier; un sicle d'argent et deux zars pour un mouton, un bouc; trois
1. L. i() : " Tout mazrah, et tout shephah, et tout mirzah sacré, et tout groupe d'hommes qui sacrifiera... ». M. Giermout-Giinneau {Flec. d'archêol. orientale, III, p. 28 et suiv.) a proposé une inlerprélation ingénieuse de ces trois termes. Conf. ici, t. II, p. 231, n. 6.
2. 'YL. <■ Cerf », selon quelques interprètes : voir, entre .lulres, Clermonl- Ganneau, L'imagerie phénicienne, p. 0!) et suiv. Contra : Dussaud, l. c, p. 43 et 45.
'.]. <■ Faon », selon ceux qui traduisent YL par « cerf ».
4. Holocauste oiïert par Amikar en 480, pendant la bataille d'Himère : Hérodote, VII, 107.
quarts de sicle d'argent et [deux?] zars pour un agneau, nu chevreau, un ÇUH'YL; tfois quarts de sicle et deux zars pour un coq (?) (m un poulet (?); dix agouras (?) pour un oiseau. Nous ne saurions lixer exactement la valt-ur p»''(uuiairo de ces taxes'.
Un article stipule que les prêtres n'exigeront aucune redevance de ceux qui ne possèdent ni bétail, ni volaille". La taxe en argent était donc versée par les gens qui olïraient une victime tirée de leur troupeau, de leur basse-cour, ou qui, peut-être, se présentaient au temple avec une victime, qucdle que fût la manière dont ils en étaient devenus propriétaires. On a conjecturé avec quelque vraisemblance^ que les autres trouvaient à acheter, dans l'enceinte du lieu saint, les animaux nécessaires. De cette vente, les prêtres auraient retiré un bénéfice, dont la taxe perçue sur les animaux amenés du dehors aurait été l'équivalent.
D'autre part, dans le kalil, les prêtres reçoivent un poids de viande de 150 unités (sicles?) pour un veau et pour un bélier. Le chiffre manque pour le taureau; il devait être du double. Dans ce sacrifice, ils n'ont sans doute droit à aucune part de viande pour les victimes de moindre importance ; en tout cas, le tarif n'en dit rien. Dans le cewaat. la poitrine et une cuisse*, de tout quadrupède leur échoient; la peau, les pattes (?), les pieds et ce qui reste de la viande sont attribués au dévot.
Le tarif mentionne aussi des prémices sacrées, des oiïrandes non sanglantes, farine (?), huile, gâteaux, lait. La restitution et l'interprétation de ces passages sont très incertaines. Les prêtres
1. Il pnut s'agir soit d'un aicle, en usfipo chez les Phéniciens comme chez les Hébreux, qui pesait 14 ^r. .'iS, soit d'un sicle un peu plus lourd (15 jrr. 72), usilé rhez les Carlhaf^inois : voir p. 1110. Lu comparaison enlre le tarif de Marseille et le principal fragment de Curthuge permet de supposer ([ue, pour les (juiidrupedes, la taxe équivalait à peu près à la valeur de la peau.