‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 467 sur 553 · P. 77, n. 2 et 3; pw 269, n. 6; p. 300, n · texte numérisé non relu

P. 77, n. 2 et 3; pw 269, n. 6; p. 300, n

7. Souvent, les coquillages sont siinpleinent déposés auprès des morts. Pour CCS objets, voir, entre autres, Gauckler, Nécrop., pi. CXXXIV: Pallary, Rev. tunisienne, XVIU, 1911, p. 127 et suiv. 11 faut sans doute aussi regarder comme des amulettes des otolithes d'ombrine : Delattre, Les ololithes d'oinbrine dans les sépullures puniques de Cartilage (extrait du Bull, de la Soc. de géographie d'Alger 1905).

pour renforcer les effets des actes religieux, soit pour obtenir la réalisation de désirs que la reli-^^ion ne |Muivait admettre. En ce qui concerne Carthau^e, les documents font presque entièiiMuont défaut'. Nous n'avons guère à mentionner qu'une tablette de plomb-, analogue à celles dont les Grecs et les Komains se servaient pour des opérations magiques, et dont beaucoup d'exemplaires, postérieurs à l'ère chrétienne, ont été retrouvés en Afrique, à Cartbage et à Sousse\ presque tous dans des tombeaux (les morts étaient invités à intervenir euxmêmes, ou chargés de transmettre ces requêtes à des démons, à des dieux infernaux). On a recueilli la tablette carthaginoise dans un terrain j)lein de sépultures des vir-vT siècles : il se peut qu elle ait été enfouie dans le puits d'accès d'un de ces hypogées. A en juger par le type de l'écriture, rinscrij)tion qui y est tracée date des derniers temps de la cité punique. L'honmie qui l'a gravée ou fait graver commence par une adjuration à une ou trois déesses*; puis il souhaite quelque malheur à une femme ^ dont il a à se plaindre, peut-être pour une question d'argent. Si l'on comprend le sens général, les détails du texte n'ont pas été expliqués d'une manière satisfaisante.

t. Nous avons signalé (p. 71) la pratique magique qui consistait à déposer dans les fondations des maisons, des images de scorpions, pour écarter les scorpions véritables.

2. H^p., I, 18, avec la bibliographie. Audollent, /)e/îxionum tabellae (Paris, 1004), p. 288-9, n" 213. Peut-être a-t-on trouvé à Carthage une autre tablette, portant, coinme celle-ci, une inscription punicjuc : Audolleni, l. c, p. 289, n° 214.

:{. Voir Audollent, /. c, p. 2UU et suiv.

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