Lacroix, /. c
.■). 11, .j, IS. Conf. supra, p. fi. n. 3.
ticulier était nécessaire les jours suivants. La même machine servait pour panser tous les grands quadrupèdes'.
Des béliers ou des moutons sont représentés sur des ex-voto puniques^. Ils ont la longue et large queue qui caractérise la « race barbarine^ », répandue encore aujourd'hui dans toute la Tunisie et plus à l'Est*. L'élevage des chèvres était probablement laissé aux indigènes ^ Ni ceux-ci, ni les Phéniciens ne mangeaient de porc*; cet animal devait donc être très rare en Afrique. Cependant le culte de Déméter et de Perséphone, introduit au début du iv*" siècle et célébré selon les rites grecs, exigeait des porcs pour victimes''.
Quelques mots de Varron ^ montrent que Magon ' ne négligeait pas la basse-cour, les poules, les pigeons, etc. '".
On sait que le miel avait plus d'importance pour les anciens que pour nous : il leur tenait lieu de sucre. Les Carthaginois,
1. Columelle, VI, 26 (et Palladius, VI, 7, citantMagon, mais d'après Columelle). Pour la description de la machine, Columelle, VI, 19 (où il ne mentionne pas Magon). Pour le traitement, conf. Géopon., XVII, 8, 3.
2. G. /. S., 398, pi. LVII du t. I; 786, pi. IX du t. II; 1199, pi. XIX; ibid., pi. LXII, à droite du n" 3022, sous le n° 3014 (deux stèles), à gauche et à droite du n° 3028. Au n" 419, pi. LVII du t. I, la figure est informe. E. de Sainte-Marie, Mission à Carthage, p. 67, mentionne dix images de moutons sur les stèles qu'il a découvertes. D'autres au musée Lavigerie. Etc. Voir Vassel, Éludes puniques, IX (extrait de la Revue tunisienne, 1919).