‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 476 sur 553 · Gauckler, p. 100, 5()3. Gonf. ici, t. 11, p · texte numérisé non relu

Gauckler, p. 100, 5()3. Gonf. ici, t. 11, p

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à fait régulière. Pour prendre un exemple, des hypogées situés au Sud-Ouest des grandes citernes appartiennent, croyonsnous, au VII' siècle ou au début du vi''^ et sont plus anciens que des sépultures situées plus au Sud. Il n'est pas impossible que quelques caveaux construits aient été d'abord isolés"'. Certains terrains durent former primitivement des îlots, où étaient inhumés des gens appartenant à un même groupe familial ou social ; ils ne furent que peu à peu noyés dans la nécropole. D'autres restèrent toujours inoccupés % soit parce que la nature du sous-sbl ne paraissait pas favorable, soit pour des raisons qui nous échappent. Les sépultures qui diffèrent des autres et se ressemblent par des particularités de construction ou de mobilier, sont souvent voisines ou alignées : il convient sans doute de les attribuera des gens unis par des liens plus ou moins étroits*. Ainsi, les quatre sarcophages sculptés qu'a livrés le cimetière de Sainte-Monique se trouvaient dans trois tombes très rapprochées les unes des autres ^

On ne creusait naturellement pas au hasard les puits et les fosses, surtout là où la place était mesurée, où les caveaux devaient se toucher presque, sans se couper. Il fallait alors adopter des règles d'alignement et d'espacement, qui se reconnaissent bien à Bordj Djedid et à Sainte-Monique*^. L'orientation dépendait, non de prescriptions rituelles, mais de l'exposition du terrain. Sur la pente de Saint-Louis, les entrées des chambres sont tournées vers le Sud-Ouest, tandis que l'orientation Nord-Est a été constatée sur la colline de Junon ; à Douimès et à Dermèche, la plupart des entrées font face au

1. Le classement chronologique proposé par Anziani {apud Gauckler, p. xxvixxix) ne me parait pas exact.

2. Entre autres, le caveau 449 d'Ard el Morali : voir supra, p. 430, n. 5.

:j. Comme l'ont montré des fouilles et des sondages : voir, par exemple, Merlin et Drappier, Ard el-Kheraîb, pi. I.

4. Gauckler, p. DiG-T (conf. Anziani, p. xvi). Merlin, Bull, archéol. du Comité,

i<)i7, p. mo-i.

3. Oelattre, Les grands sarcophages anthropoïdes, p. 2, llg. 2. G. Delaltre, ibid, ; Merlin et Drappier, Ard el-Kheraïb, pi. I.

LES PUATIQI'ES FUNERAlllKS. 435

Sutl-Esl. c'est-à-dire ù la mer; sur le plateau de Hordj Djcdid, tdles rejj:ardent le Nord-Est. parfois le Nord-Ouest; à Sainte- -Monique, les premiers caveaux creusés au fond des puits sont tournés à l'Est, vers la mer.

Parmi les sépultures les plus anciennes, les fosses ne contiennent qu'un seul mort', les caveaux en contiennent un ou deux- : un homme et une femme, évidemment deux époux^. Il en est de même des chambres du v* et de beaucoup de celles du IV* siècle. A Ard el Kheraïb et surtout à Sainte-Monique, le nombre des morts augmente. Presque tous les caveaux de Sainte-.Monique ont reçu plusieurs corps non brûlés, quelquefois une dizaine, et, dans bien des hypogées, il y a, en outre, dos coiïrets renfermant des restes incinérés. Nous pouvons cependant admettre que c'étaient encore des tombeaux de famille, servant à plusieurs générations. Mais à l'Odéon, les sépultures deviennent des charniers. Inhumés et incinérés s'entassent dans les chambres et même dans les puits. A Saint- Louis, des caveaux construits et des auges des vir-vi' siècles furent remployés beaucoup plus tard'\ Les squelettes de plusieurs douzaines d'intrus avaient rempli deux chambres ^ Dans un caveau de Sainte-Monique, on a trouvé aussi un grand nombre de squelettes humains, accompagnés d'ossements d'animaux, surtout de chiens*. Sur le plateau de Bordj Djedid' et à Saint- Louis*, ont été rencontrées deux fosses communes, en pleine terre : celle de Saint-Louis, qui datait au plus tôt du m* siècle, contenait des centaines de corps, superposés en rangs épais.

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