‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 477 sur 553 · HuH. urrhêol. du r:omili', 1804. p · texte numérisé non relu

HuH. urrhêol. du r:omili', 1804. p

8. Delattre, ibid., 1893, p. 114-7 {= Nécrop. pun. de Sainl-Louis, p. 77 el suiv.). Couf. ici, t. II. /. c.

Nous serons bref sur les tombes de type phénicien fouillées dans d'autres lieux de l'Afrique du Nord. Elles sont, pour la plupart, de basse époque, souvent même postérieures à la disparition de la première Carthage.

Ce sont soit des fosses, soit des caveaux à puits. Au v^ siècle appartenaient probablement des fosses d'Utique, au fond desquelles étaient de grands sarcophages en calcaire coquillier, monolithes ou faits de plusieurs dalles ^ Ailleurs, des sépultures plus récentes sont creusées à fleur de roc'^ D ordinaire, le rebord offre des feuillures pour l'insertion d'un couvercle. La cavité est parfois plus large du côté de la tête et des épaules que du côté des pieds; à Djidjeli, quelques fosses se modèlent mieux encore sur la forme du corps humain et rappellent ainsi les sarcophages dits anthropoïdes^ : une logette circulaire indique la place de la tête, et la largeur diminue depuis la place des épaules jusqu'à celle des pieds*.

Les puits, en général plus grands qu'à Carthage, ne s'enfoncent pas aussi profondément dans le sol . ils ne dépassent guère 3 mètres ^ Dans des tombes dont aucune ne semble antérieure au m* siècle, ils sont munis d'un escalier, ménagé contre un des côtés longs, ou, plus rarement, sur toute la largeur de l'ouverture*. Ces escaliers, inusités à Carthage, se

1. Delatlre, C. r. Acad. Inscr., 1006, p. 60. Martin, Bull, archéol. du Comité, 1915,

p. XCVIII.

2. A Malidia : Hnnuezo, Rec. de la Soc. archéol. de Constantine, XXVI, 1890-1, p. 294-5; Anziani, Mél. de VÊcole de Rome. XXXII, 1912, p. 264-5. A Zapiiounno : Hannezo, Bull, archéol. du Comité, 1894, p. 387 (fosses sans couvercle): ibid., 190."), p. 105. A Djidjeli : Gsell, Fouilles de Gouraya, p. 48-49 (époque indélermiat>o). A Collo : ibid., p. 43. Ce type de sépulture resta fréquent en Afrique pendant les premiers siècles .de notre ère : voir Gsell, Monuments antiques de l'Algérie, II, p. 40-41, 402.

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