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6. Ce caveau, s'il e.xislr', n'est pas établi iminédialement au-dessous du mausolée (comme. M. Poinssot u pu le constater ; C. r. Acad. Inscr., l'JlO, p. 781).
tombeau de son père, Giscon, et s'y empoisonna; ceux qui le cherchaient y retrouvèrent son cadavre*. Si ce récit d'Appien est exact, le tombeau de Giscon devait être un mausolée d'accès facile, et non pas, comme à Sainte-Monique, un caveau dont Asdrubal n'aurait pu atteindre la porte qu'en faisant déblayer un puits très profond.
On a longtemps admis que les Phéniciens n'avaient jamais brûlé leurs morts. Des observations faites depuis une trentaine d'années en Afrique ont montré que cette opinion n'était pas fondée : il a fallu reconnaître que la combustion des corps avait été pratiquée, à Carthage et dans d'autres villes phéniciennes de l'Occident, au iii'= siècle et plus tard. Mais on a constaté ensuite des cas d'incinération beaucoup plus anciens.
Sur quatorze tombes du viP siècle, fouillées récemment au sommet de la colline de Junon, trois avaient reçu des morts incinérés^ Au même lieu^ et dans la région de Douimès*, on avait auparavant trouvé des pierres cubiques, évidées, dont le creux abritait des ossements calcinés; il n'est plus permis aujourd'hui d'affirmer que ces dépôts funéraires sont très postérieurs aux sépultures qui les entourent^
A Motyé, un cimetière du vir siècle contenait surtout des morts incinérés; leurs restes étaient dans des cubes en pierre,