‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 5 sur 553 · XVIll · texte numérisé non relu

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AGRICULTL'HE. 5

instruits dans la laiiiru»' puiiicjiio; celui (jui y prit la mcillcuie jiail fut I). SiJauus. pi'rsonuajj^t' de noble naissanci' '. »

Le traité de Maj^on fut aussi traduit pai' un auteur écrivant on irreo, (bassins I)ion\sius d'riique, qui dédia sou œuvre au préteur Sextilius (ce dernier paraît être le Scxlilius qui j^ouvernait la province d'Afrique en 88 avant .I.-(!.^). Cassius ne s'astreii^nit pas à une reproduction servile : au lieu des 28 livres (jue c(»njplait l'ouvrage punique, il ne donna au sien que 20 livres; cependant il y inséra bon nombre d'indications et de [)réceptes [)uisés dans des auteurs grecs'. Un peu plus tard, le Bitliynien l)io|»hane réduisit le traité de ce Cassius à (j livres, abrégé qui fut dédié au roi Déjotarus*.

Les traités de Cassius et de Diophane sont perdus, comme celui de Magon. Cassius est cité par Varron^ et quelques écrivains plus récents*; Diophane, par Varron\ par Cargilius Mar-

t. Pour cette traduction, voir aussi Columelle, I, 1, \'.]. D. Silanus est indiqué par Pline parmi les sources de ses livres XIV. XV, XVIII et XIX.

2. Sur ce personiiajre, voir Palhi de Lessert, Fasies des provinces africaines, I, p. 18-15». M. Mahairv (dans Hermalliena, VII, 1890, p. .Vi-M) croit qu'il s'as,'it de G. Se.xtius Calvinus. (|ui fut consul en 124. Mais cette opiuion n'est pas admissible : voir Caspari. dans A7io. XIII. 1!M:J. p. HCl-O.

:{. Varron, Hust., I, 1, Kt: conf. Columelle. I, 1, 10. Listes des auteurs de Pline pour les livres VIll, .\. .\IV, XV, XVII. XVIIl : « Dionysio qui .Magonern transtulit. Diophane qui ex Dionysio epilomcn fecit » ; pour le livre XI : • Dionysio (|ui .Ma^onem transtulit ».

4. Varron et Colutnelle, II. ce; les listes des auteurs de Pline : note précédente. — Peu de temps après son apparition, l'ouvrage de Diophane fut à son tour abrégé en deux livres par .Vsinius PoUio de Tralle»» : Suidas, s. v. Ilw/itov (conf. Oder, apud Susemihl, GescUickte der griechischen Litlerulur in der Alexandrinerzeit, I, p. KM. n. 8).

."î. Hust., Il, 1, 27. et III, 2. 13. où Varron cite à la fois .Magon et Dionysius, Cassius Dionysius. Ibid., I, 17, :i-7, et I, 38. 1-3, où il cite Cassius seul.

0. Columelle. VI. 37. 3 (d'après Varron, II, 1. 27). Pline l'Ancien, XI, 40. Listes des auteurs pour les livres VIII, etc. de Pline (voir supra, à la note 3); du reste, les écrivains mentionnés dans ces listes sont, non seulement ceux ([ue Pline a consultés directement, mais aussi ceux que citaient ses sources. Athénée. .XIV, 00. p. 048, e. Ktc. : voir K. Keilzenstein, De srriploniin rei rusticae, qui inlercedunt inler Catonem l'I Columcllain, libris deperditis (Berlin. 1884). p. .")8. On ne peut |)as affirmer que le Dionysios dont le nom se trouve en léte d'un extrait des Géoponiques (I, 11) soit notre auteur. Par coiUre, il n'est point impossible qu'un Cassius mentionné dans les lHppi(itri<fues grecques soit bien ce Cassius Dionysius : Oder, dans niicinisrlu-s Muséum. Ll. I8!m, p. (i2-«3.

7. Hust., I, '.I, 7. — Pour les nienlnuis de Diophane dans les listes de Pline, voir supra, n. 3.

tialis', un Africain du iii^ siècle, enfin dans la compilation désignée sous le nom de Géoponiques, qui fut faite par un Cassianus Bassus, probablement au vi* siècle, mais dont nous n'avons qu'une édition byzantine du x* siècle^.

L'ouvrage même de Magon, traduit en latin, faisait autorité chez les Romains au temps de Cicéron Ml estmentionné par divers auteurs \ qui l'ont connu soit directement, soit par des intermédiaires^ : Varron% Columelle% Pline^ Gargilius Martialis%

1. De arboribus pomiferis, III, 3 (où il le cite avec Magon), et 111, 4, dans A. Mai, Classici auclores, I, p. 405 et 406.

2. Géopon., VI, 15; X, 29; XI, 3 et 2G. En outre, dans les Géoponiques, une vingtaine d'extraits figurent sous le nom de Diophane; mais ces titres sont fort sujets à caution.

3. Cicéron, De oratore, I, 58, 249 : « Num igitur, si cui fundus inspiciendus... sit, Magonis Càrthaginiensis sunt libri perdiscendi...? » Un passage de Columelle (I, 1, 6; cité page suivante) montre assez clairement que Cn. Tremellius Scrofa, qui écrivit un traité d'agriculture vers le milieu du i" siècle avant J.-C, avait étudié Magon. Varron (11, 5, 18) mentionne un recueil d'extraits de Magon sur les soins à donner aux bœufs, recueil que l'on mettait entre les mains de ceux qui avaient charge des troupeaux. — Servius {In Geonj., I, 43) dit que, pour composer ses Géorgiques, Virgile s'était servi, entre autres ouvrages, du traité de Magon (« de Georgicis Magonis Afri »).

4. Pour les citations qui nous restent de Magon, voir Reitzenstein, l. c, p. 57.

5. Il est difficile de se décider pour l'une ou l'autre hypothèse. Les intermédiaires auraient été Diophane, dont le traité, plus court que celui de Magon, était plus commode à consulter; G. Julius Hyginus, dont l'ouvrage sur l'agriculture parut vers 35 avant J.-G. ; A. Gornelius Gelsus, qui écrivit sous Tibère (voir Golumelle, IV, 10, 1; Gargilius Martialis, 111, 1, et IV, 1, p. 404 et 409). Golumelle et Pline se sont beaucoup servis d'Hygin et de Gelse; Gargilius s'est servi de Celse. Dans les listes de ses auteurs, Pline indique tantôt Magon (ci-dessous, n. 8), tantôt D. Silanus {supra, p. 5, n. 1), c'est-à-dire le traducteur de Magon. Cela prouve que la traduction latine a été consultée, sinon par Pline, du moins par un des auteurs qu'il a copiés, ou par' la source d'un de ces auteurs. Sur cette question, voir H. Stadier, Die Quellen des Plinius iin lit bûche (Nouburg a. D., 1890), p. 16-20, qui me parait bien trop afiirmatif.

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