Jusqu'à un kilogramme
5. Ue même, prolialilcment, a Thapsus, où, dans les cellules, la terre est colorée en roujre : Kpinat et Novnk, /. c.
0. Une application direrte de couleur n'aurait pu se faire que sur des os parfaitement secs : conf. Kulakovski, dans Atti del Contjresso di scienzc sloriche (Home, 1903), t. V, p. 077. Or, s'il en avait été ainsi, ces os ne se présenteraient sans doute pas a nous exactement dans la position de ceux d^un corps qui, couché intact au fond de la tombe, aussitôt après le décès, n'y aurait subi depuis lors aucune manipulation.
7. Des traces de couleur rouj^e sur quelques ossements, à Carlhage, semblent devoir être attribuées à des contacts avec les cercueils, qui, nous l'avons dit, étaient peints en cotte couleur : voir Delaltre, Sainte-Monique, 2° trimestre, p. 3; 2' année, p. 28. A Ksour es Saf, prés de .Malidia, les oss('Fnents d'un mort étendu dans un cercueil étaient éfralement colorés en rou^e : .Merlin, Monuments Piot, XVII, p 130-1. Peut-être le corps avait-il été saupoudré de vermillon lors de l'inhumation, car j'ai peine à croire (jue, si l'im avait déposé dans le caveau des ossements décharnés, on eût pris la peine de reconstituer le squelette à riiilerieiir d'un cercueil lonp de I m. 80.
8. Novak, Comité, 1898, p. 347. Si les faits ont été bien observés, il faut jieutôlre admettre : 1° in feu violent allumé sur le corps, le cercueil n'étant jias
Ailleurs, c'est un autre rite, aussi fréquent dans les tombeaux indigènes de la Berbérie que celui du repliement des corps ^ A Gouraya^, des ossements, n'offrant aucune trace de feu et rassemblés sans ordre, sont déposés en tas sur le sol de certaines chambres, sur des banquettes, dans des auges, ou bien enfermés dans des vases d'argile. Ils appartiennent souvent à plusieurs morts ^ A Mahdia, on a rencontré dans une cellule, trop étroite pour contenir un corps étendu, des ossements non brûlés, en désordre; il y avait trois crânes, dont l'un était teint en rouge; le sol était tapissé d'une couche de terre rougeâtre *. Au même lieu, de petits trous quadrangulaires, creusés dans le roc, abritent des dépôts semblables ^ Dans une chambre funéraire de Collo, une couche d'ossements garnit le fond d'une auge ^. A Carthage, au cimetière de Byrsa, ont été découvertes, soit en pleine terre, soit dans des caveaux remployés, des urnes pleines d'ossements non brûlés' : une fois, c'étaient les restes mélangés d'un adulte et d'un enfanta
Nous pourrions nous demander si ces morts n'avaient pas été
placé par-dessus; 2° ensuite, la pose du cercueil, qui aurait fait l'office d'un éteignoir et qui, pour cette raison, aurait très peu souffert du feu.
1. Le rite dont nous allons parler a été pratiqué dans un pays voisin de la Phénicie, en Palestine, à l'époque de Jésus-Christ. Après un premier ensevelissement, et quand les os étaient complètement décharnés, on les recueillait pour les déposer dans de petites caisses en bois ou en pierre (voir, entre autres, Dussaud, Musée du Louvre, Monuments palestiniens et judaïques, p. 33-34). Mais, ce rite étant très usité chez les populations indigènes de la Berbérie et l'étant peu chez les Phéniciens d'Occident, je crois que ceux-ci l'ont emprunté aux Africains. ^
2. El aussi dans le cimetière fouillé récemment à H' Béni Nafa : Merlin. Pr.-v. Cornin. Afr., l. c, p. xxx.