Novak, C. r. Acad. Inscr., 18U6, p
5. Anziaiii, Mél. de l'École de Borne, XXXII, p. 265. Ces trous n'ont souvent pas plus de 0 in. 40 de cùté; ils sont très peu profonds. Les ossements qu'ils conlicunent ne sont pas brûlés ; Hannczo, Rec. de Constantine, XXVI, p. 297.
(i. Ilélo, Bull, archéol. du Comité, 18'.).'i, p. 3G5. Ces ossements non brûlés étaient couverts par une couche d'ossements qui avaient subi l'action du feu.
7. De VogiJé, Rev. archéol., 1881), I, p. 100. Delattre, Tomb. pun., p. li"y. Berger, M. Laviii., I. p. 161-2, pi. XXV, fi?;. 7.
8. Delattre, Nécrop. pun. de Saint-Louis, p. 05. Ces ossements non brûlés recouvraient les os brûles d'un enfant.
LES PRATIQUES FLNERAIRES. 45R
tout (l'abord inhumés dans dos conditions ordinairos. Plus ou moins lon-,'teraps après, on aurait eu besoin de la place qu'ils occupaient pour y logor de nouveaux hôtes. Comme on ne voulait cependant pas jeter au rebut les os des gens dépossédés, on les aurait recueillis et on les aurait mis là où ils se retrouvent aujourd'hui'. Mais l'explication n'est certainement pas valable en ce qui concerne quelques caveaux de Gouraya et celui de Malidia. Ces caveaux ont été faits pour contenir des ossements non brûlés, rassemblés j)êle-mèle, car nous n'y constatons pas d'autre mode de sépulture- : dépôts funèbres qui, à Gouraya. occupent le centre de la chambre, le milieu (l'une baïujuette. c'est-à-dire une place d'honneur. On ne procédait donc à l'ensevelissement définitif qu'aprt^s avoir laissé les corps subir un décharnement comj)let, soit dans une tombe provisoire, soit en plein air. On réunissait fréquemment les restes de divers individus, qui n'étaient peut-être pas apparentés. On ne recueillait pas toujours la totalité des ossements : une chambre de Gouraya renfermait seulement des crânes, au nombre d'une centaine ^
En ce lieu, des os qui se présentent de la même manière ont subi l'action du feu, mais assez faiblement*. 11 se peut que cette combustion sommaire ait eu pour objet d'accélérer le décharnement : ce serait une combinaison dun vieux rite indigène et du rite de l'incinération, adopté au m" siècle par les Phéniciens (rAfri(|ue. Le même procédé se retrouve à El Alia, dans des