‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 513 sur 553 · Rép., 111, 1202. G. /. S · texte numérisé non relu

Rép., 111, 1202. G. /. S

LES PUATIQUES FINKHAIRKS. 461

il lait un ;:raiHl nombre de victimes. Des sentinelles, placées l;i nuit aux avant-postes, afHiment avoir vu «les fantômes de trépassés. Le général, témoin de la terreur de ses troupes, met alors un terme aux démolitions '.

Comment les Carthaginois ex[di([uaient-ils cette survie du défunt? Aucun tt;xte ne nous renseigne. Ils étaient vraiseAhlablement convaincus, comme tant d'autres, de l'existence d'une i\me habitant la « demeure éternelle » auprès du corps, avant besoin de rester unie à ce corps pour jouir d'un sort supportable, malheureuse et malfaisante quand elle en était privée.

Du reste, la plupart de ceux qui pratiquaient les rites funéraires s'inquiétaient assez peu des croyances auxquelles ces rites avaient du jadis leur origine. Ils continuaient à faire ce qu'avaient fait leurs pères, avec un zèle qui diminuait de génération en génération. Les règles relatives à la composition du mobilier tombaient en désuétude. Les vrais bijoux étaient de plus en plus remplacés par des contrefaçons. Dans les tombes récentes de (!larlliage, les anneaux sont en plomb ou en bronze doré, les miroirs sont fort petits et d'un métal de mauvaise qualité, les amulettes deviennent rares. On dépose encore des lam[)es, mais on ne se donne plus la peine de les allumer -. Il y avait déjà longtemps qu'on avait à peu près renoncé à mettre des aliments dans les vases. L'embaumement, (|ui assurait la conservation, plus ou moins longue, du corps, j)araît avoir été léservé aux gens fortunés.

Connu des IMiéniciens (jui fondèrent des colonies dans la Méditerranée occidentale, puis oublié durant plusieurs siècles, l<i rite de l'incinération revint en faveur à l'époque des guerres puniques. De ce rite, on a donné diverses explications, également incertaines, (ju'il n'y a pas lieu de discuter ici ^ Quel

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