lauckler, p. 107, 410, .119-520, Hii
3. l'oiil-èlre, uu m" siècle, liciiiicoiii) do Carthaf^inois n'ntlachninnt-ils plus do si^iiillculioo ruligieuiieaux modea d'eusevËlisseiutiul et avoieut-ilb recours (il'iuci-
que fût le sort réservé à l'âme (si l'on admettait qu'elle survécût), le feu détruisait le corps; la croyance à une existence matérielle devenait une absurdité. Aussi, dans les cimetières de Carthage, les restes brûlés ne sont-ils accompagnés d'aucun mobilier. A l'intérieur des coffrets en pierre et des urnes en terre cuite, on trouve seulement les os calcinés; par exception, quelques monnaies, un menu objet de parure ou de toilette, une amulette, qui ont passé par les flammes avec le mort '. Mais à Hadrumète, à Gollo, à Gouraya, l'adoption de l'incinération n'a pas eu pour conséquence la disparition du mobilier funéraire. Les hommes ne se soucient pas toujours de la logique ^.
Il est très probable que les Phéniciens ont cru à un séjour commun des trépassés, analogue à l'Enfer des Hébreux, à ce Shéol souterrain, région lugubre, où l'on a « sa couche dans les ténèbres ^ ». Conception qui s'accordait mal avec la croyance, sans doute plus ancienne, au séjour du mort dans sa tombe; mais il n'importait guère*. Les habitants du Shéol étaient les Refaim, les c< Faibles » ^ Or plusieurs textes phéniciens mentionnent ces Refaïm. Dans son épitaphe, Eshmounazar, roi de Sidon, souhaite que les violateurs de son sarcophage « n'aient pas de couche avec les Ref'aim et qu'ils ne
nération, parce qu'elle pormellait de lof;erdes morts dans des caveaux de famille déjà pleins (conL KahrsLedt. Gesckichle, p. 28, n. 1).
1. Delaltre, S ainle -Monique, T semestre, p. 4; C. r. Acad. Inscr., I8!li), p. lilO, n. 1; 1900, p. 87. Merlin et Drappier, Ard el-Kheraïb, p. 7. Un ossuaire contenait deux empreintes de sceaux sur des pastilles d'argile (Delaltre, Nécrop. des Jiabs, 2' année, p. 10-11); on ne sait sur quoi elles étaient apposées (conf. supra, p. 95).
2. On trouve aussi un mobilier avec des ossements non brûlés, rassemblés pôle-mélc. Comme l'incinération, ce rite détruisait la forme du corps, par conséquent les besoins auxquels le mobilier répondait.
3. Job, XVII, 13. Sur le Shéol des Hébreux, voir, entre autres, A. Lods, La croyance à la vie future... dans Uanliquilé israélite, p. 20") (>t suiv.
4. Des eiïorts durent être faits dès l'antiquité pour concilier les deux conceptions et des savants modernes se sont évertués à montrer qu'elles étaient eu ciïet conciliables.