Gouf. ibid
4. Une solutioa intermédiaire aurait été l'airermage à des sociétés formées de nobles. Mais il est inutile d'insister sur des hypothèses à l'appui desquelles on ne saurait rien invoquer.
taires. Apparemment, ils cherchaient, comme les indigènes de nos jours, à s'assurer le strict nrcessairc avec le minimum de dépenses et d'eiïorts. Il fallait que leurs récoltes pussent les nourrir, eux et leur famille, et leur permettre de s'acquitter d'un lourd tribut versé en nature. Ils avaient besoin de quelque argent pour l'achat des objets, des vêtements qu'ils ne fabriquaient pas eux-mêmes, et aussi pour payer certaines taxes exigées en espèces ' : la vente du surplus des grains et d'un peu de bétail, de laine, de cuir devait le leur procurer. Peut-être des nomades qui venaient estiver chez eux leur achetaient-ils du blé et de l'orge. La i)art prélevée par l'Etat contribuait très largement ou suffisait à l'alimentation de la capitale et leur fermait ce marché. La j)roduction ne paraît pas avoir été assez abondante pour donner lieu à des exportations dans des pays étrangers.
Nous terminerons ce chapitre par quelques indications relatives à l'exploitation du sous-sol et à celle des eaux qui bordaient le littoral.
Que les Carthaginois aient tiré de l'Afrique septentrionale certains minerais nécessaires à leur industrie, on est en droit de le supposer. Mais les preuves manquent^, môme pour les gisements qui étaient à leur portée, tout près de leur ville ^ ou de certaines eolonies des côtes de l'Algérie et du IMaroc*' D'autre part, nous savons que les marchands phéniciens