Coiif. t. II, p
•T. Par exemple, les mines de plomb du djebel er Reças (au Sud du polfe do Tunis), dont on leur a allribué l'ouverture : Tissot, Géographie, I, p. 256, n. 3, cilant une élude de l'ingénieur Haupt-
♦. Les mines de cuivre voisines de Ténès furent peut-être exploitées dés ré|)<)que punique : voir t. II, p. 163. Aucune preuve de travaux phéniciens au djehel lladid (la mitntafrne de Fer), prés de Mogador, quoi qu'eu peuso Th. Fischer, Mittelmeer-Uilder, 11 (1U08), p. 300.
OSELL, IV. 4
bO HISTOIRE ÉCONOMIQUE DE CARTHAGE.
allaient chercher en Espagne et plus loin encore divers métaux, surtout l'argent et l'étain, extraits par des indigènes ' ; les Carthaginois ne semblent pas avoir exploité eux-mêmes les mines d'argent espagnoles avant la seconde moitié du iii^ siècle-.
Il y avait naturellement des carrières de pierres à bâtir dans le voisinage des villes. Nous avons parlé de celles qui faisaient face à la capitale, dans la péninsule du cap Bon ^ Les carrières de Simitthu (Ghemtou), qui donnaient le fameux « marbre numidique », furent peut-être ouvertes sous la domination carthaginoise. Dans un discours prononcé probablement en 152, Caton l'Ancien parlait des pavimenta poenica, dont de riches Romains ornaient leurs demeures, pavements faits, dit Festus, en marbre numidique*. Or Carthage venait à peine de perdre les Grandes Plaines, au milieu desquelles était Simitthu^; d'ailleurs, le terme poenica est une indication assez claire. Il faut ajouter que, si ce marbre était déjà apprécié à Kome, il ne s'est pas rencontré, à notre connaissance, dans les ruines de la première Carthage.
On sait combien les Phéniciens recherchaient les précieux coquillages qui sécrètent la pourpre et quelle teinture fenommée ils fabriquaient avec ce produit. Des textes de l'époque romaine mentionnent des pêcheries et des ateliers sur divers points des
1. Voir t. I, p. 403, 405-7, 471. Il n'y a pas d'élain dans le Nord de l'Afrique : conf. ibid., p. 212, n. 3. Pour le commerce de l'or sur la côLe africaine de l'Océan, Voir infra, p. 141. —
2. T. II, p. 318. — On ne sait si les Carthaginois ouvrirent des mines en Sardaigne : t. 1, p. 428, n. 5.
3. T. II, p. 142-3. — Mention d'une carrière de sel, c'est-à-dire probablement de gyj)se, prés d'Utique : Pseudo-Arislole, De mirab. auscult., 134; conf. Meltzer, Geschichte der Karlhagcr, I, p. 449; Partsch, dans Pelerinanns Mitteilungen, XXIX, 1883, p. 203, n. 3.
4. De verborum significatu, s. v. Pavimenta poenica (édit. Lindsay, p. 282). On a cependant une raison de douter que les pavimenta poenica dont parlait Caton aient été faits en ce marbre. Pline l'Ancien (XXXVl. 411) uidi(]ue, en elfet, que M. Lepidus, consul en 78 avant J.-C, fut le i)rernier Honiain ([ui lit i)laccr dans sa maison des seuils en marbre nuniidicinc. Il ajoute: • C'est la première Irace que je trouve de l'imporlalion du marbre numidi<iue, non toutefois en colonnes ou en plaques, mais eu blocs et pour un très vil usage. •