‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 57 sur 553 · p. 86). Voir t. Il, p · texte numérisé non relu

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lieu désigné également sous le nom de Tapi-^em ^ Des documents postérieurs à la destruction de Carthage signalent des « Salaisons », des lieux de pêche dans des îlots voisins de Monastir ^ au cap Kaboudia^ à Gabès*, à l'une des deux Leptis^. Les eaux de l'Atlantique sont très poissonneuses le long des côtes africaines. Les gens de Lixus^et d'autres colonies phéniciennes de ces parages devaient avoir là une ressource importante. Mais la pèche était exercée surtout par des barques de Gadès, qui s'avançaient loin vers le Sud\ Elles se dirigeaient aussi vers l'Ouest, en plein Océan. Un auteur grec, qui copiait sans doute Timée, a reproduit des indications données par des Gaditains. Poussés par des vents d'Est, ils naviguaient pendant quatre jours en dehors des Colonnes d'Héraclès et arrivaient à des espaces pleins de joncs et d'algues, découverts au reflux, où des quantités innombrables de thons, très grands et très gras, venaient s'échouer. Ils les salaient, les mettaient dans des vases et les portaient à Carthage, où l'on gardait ces excellents poissons pour les consommer**. Carthage recevait probablement aussi sa part des salaisons qui se faisaient sur la côte méridionale de l'Espagne, en deçà du détroit*.

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