T. III, p
AGRICILTIIIK. r.l
côtes africaines : dans l'île de Djerba et aux abords de celte île'; à (Ibullu. aujourd'hui Collo-; sur le littoral marocain, vraisemblablement à iMoi,^idor\ Il est permis de croire que ces stations et d'autres existaient déjà à l'époque punique*. Pour (jue la pourpre fût bonne, elle devait être recueillie en automne et en hiver, saisons pendant lesquelles les anciens ne naviguaient pas volontiers : d'où la nécessité d'établissements permanents auprès des bancs ^.
La pêche des poissons, surtout celle des thons, était, sembleil. fort active le long des rivages de la Tunisie orientale et des Syrtes. Le Périple de Scylax^ indique des « Salaisons », Tav.yela»., à l'entrée du lac des Bibàn. Sur la côte occidentale de la grande Syrte, un nom phénicien, qui paraît avoir été Maqom Malahal, « la ville des Salaisons », était donné à un
1. Strabon, XVII, 3, 18. Pline, IX, 127. Porphyrion, à Horace, ÉpHres, II, 2, 181. Histoire Auguste, Claude, XIV, 8. IVotitia dignilnlum, Oc(;ident, -XI, 70. Mentions vapues de la pourpre africaine : Horace, Odes, H, 16, 35-36 ,' Tibulle, II, 3, .59.
2. Solin, XXVI, 1 ; conf. t. II, p. 1.54. Pour Igllgiii, située non loin de Collo, voir t. II. p. 1.57. n. 5.
3. Pline, VI, 2(11 (« Gaetulica purpura »): conf. t. I, p. .523, n. 1, et t. II, p. 180, n. 1. Mentions de la pourpre gétule : Horace, Épitres, l. c; Ovide. Fastes, II, 310; Pomponius Mêla. 111, 104; Pline, V, 12; IX, 127; XXXV, 45; Silius Italiens, XVI, aO'J; — de la pourpre maure : Histoire Auguste, l. c.
4. On n'en a pas la preuve. Kzéchiel (XXVII, 7) mentionne la pourpre des lies d'Élishah, nom (jui, selon de nombreux savants, représenterait Carlhage. Mais cette identilication est fort incertaine : voir t. I, p. 3î)5, n. 1.
5. Conf. Besnier, Diclionn. des Antiquités de Saglio et Potlier, s. v. Purpura, p. 771. — On trouve parfois du corail dans les sépultures de Gartha^çe, depuis It^ VI* siècle, soit des brins ou des branches, soit de menus objets ouvrés (pendeloques perforées ou insérées dans un tube, croissants, fleur de lotus à monture d'or) : Pallary, Rev. tunisienne, .Wlll, 1911, p. 133; (iauckler, Nécropoles puniques de Carthage, p. 60, 68, 101 (tombe 228), 126, 177 (t. 327), 194 (t. 412), 22(1 (t. 495), 410. .506, 549; .Merlin et Drappier, La nécropole punique d'Ard el-Khcruïb (Paris, 19(J9), p. 19; Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1898. p. 625; 1899, p. 320: .Merlin. Bull, archéol. du Comité, 1917, p. 137. Cette matière est très rare dans les tombes phéniciennes de Sardaigne : Perrot et Chipiez, III, p. 861 ; Taramelli, Monunienti antichi dei Lincei, X.XI, p. 163-4. .Morceau.x trouvés dans les ruines de lu colonie phénicienne deMolye, au Sud-Ouest de la Sicile, et, près de là. dans un lomiicau puni(|ue de Lilybée ; Pace. dans Not. degli scavi, 1915, p. 443, n. 3. 11 n'est pas sur que ce corail ait été recueilli sur le litlural africain, où il abonde dans les parages de la Calle. II pouvait provenir d'ailleurs, par exemple des lies I.ipari, ou de la cote occidentale de la Sicile (conf. Pline. .X.XXII, 21). — .Vucun texte de l'époque puni<|ui' ne mentionne la pèche aux éponges sur les côtes tunisiennes.