‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 66 sur 553 · Très rarement davantage · texte numérisé non relu

Très rarement davantage

5. Pour ce signe, voir infra, p. 377 et suiv. — Estampilles autres que celles d Carthage sur des jarres trouvées a. Kl .4lia (côte orientale de la Tunisie) : (i.'uickler, p. .357 et (Ig. ii la p. 350.

<1. M Lavig.. I, p. 49, pi. VI, flg. 8 [numérotée 0]; lié/,, d'ép. sém.. I, ll'J. 7. (iaui-kler, p. 110.

v^ siècles sont peu nombreuses ; depuis la fin du vu* siècle environ, certaines poteries se retrouvent à peu près partout : elles constituaient une sorte de mobilier rituel*. Ce sont: une jarre dont l'aspect fait penser à un obus, tourné pointe en bas; elle est pourvue de deux anses en anneau, ou oreillons; — une urne pansue, à oreillons et à fond plat, coifîée ou non d'une calotte; — deux aiguières à anse, l'une à rebord plat et largement étalé autour de la bouche, l'autre à bec tréflé; — enfin une lampe, dont les bords ont été retroussés en dedans à trois endroits, de manière à ménager, dans les deux intervalles, la place de deux mèches ; à la lampe est toujours jointe une petite assiette, sur laquelle on la posait et qui recevait le suintement de l'huile. Ces poteries réglementaires sont parfois accompagnées de cornets, qui, terminés en haut par une coupelle, servaient de supports; de petits gobelets; de pots, avec ou sans anses; de brùle-parfums, consistant en une coupe, reliée par un pied à une soucoupe. La décoration peinte est fort simple: des cercles noirs et des zones d'un rouge vif autour des panses; des séries de zigzags ou de bâtonnets verticaux à l'épaule de quelques urnes; des filets sur des bords de lampes.

La plupart des vases ont été copiés sur des modèles fabriqués en Phénicie à l'imitation de la céramique égyptienne-; comme en Egypte, les contours sont nets et robustes, non sans lourdeur. Pourtant, dès cette époque lointaine, on' constate des influences grecques. C'est, croyons-nous, d'après des objets grecs, en métal ou en argile, qu'ont été faits les brùle-parfums et les aiguières à bec tréflé'.

1. Berger (d'après Delaltre), M. f.avig., I, p. 156-7. Gauckler, p. 503 (conf. p. 507).

2. Pour l'origine égyptienne de la lampe, voir Lacau, C. r. Acad. Inscr., 1913, p. .'il 9. Celle lampe se rencontre en Phénicie, en Palestine et dans tous les pays où les Phéniciens eurent des colonies.

3. Pour des aiguières en hronze de cette forme, découvertes à Garthage, en Espagne, en Ktrurie, voir infra, p. 78-79. Remarquer que le type en (jucsiion n'existe pas dans la céramique de la Snrdaignc : Patroni, Mon. dei Lincci, XIV, p. 197, 254 (n. 2). Mais il se retrouve à Motyé, en Sicile : A'o(. dcgli scavi, 1915, p. 442, llg. 10.

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Plusieurs do cos poteries se maintinrtMit pondant toutt^ l'oxistence de Cartlia,:,'e : jarres pointues, aii^uièros trôflées, lampes à deux bocs, hrùlo-parfums. Les lornios subirent, il est vrai, quobjuos modilications. Le col des aio^uières diminua de hauteur; dans los lampes, qui devinrent [)lus profondes, les bords se retroussèrent de plus en plus, finirent môme par se souder, cernant trois cavités : deux petites, en avant, pour le passage des môclios; une grande, en arrière, dans laquelle on versait l'huile'.

D'aulro part, au v* ot au iv* siècle, des types nouveaux apparaissent. Alors se fixe un réj)ertoiro qui, désormais, ne sera presque pas renouvelé *, qui, en bonne partie, survivra à la destruction det^arthage, durant la domination romaine, qui nn^me, après plus de vingt siècles, n'a pas encore complètement disparu de la céramique africaine ^ Les objets les plus caractéristiques de cette seconde époque* sont des urnes à oreillons, terminées en bas par une longue queue cylindrique^; des cruchons à une anse, dits vases-biberons, sur la panse desquels se dresse obliquement un tube, ressemblant à une tétine (on les trouve en compagnie de corps d'enfants)''; des vases ayant l'aspect d'une outre couchée, pourvus d'une anse de panier et présentant aussi une tétine; des fioles fusiformes. Urnes à queue et

1. Merlin et Drappior, Ard el-Kheraïb, p. 10; Anziani, apud Gaucklcr, p. xxxi. A .Mallf, la lampe de type ancien resta en usage : Mayr, Sitzungsber., l. c, p. 41K).

2. Conf. Kahrstedt, Geschichtc der Karthager (de Meltzer), III, j). 61-62. Anziani,

l. c, p. XLU.

:{. On fabri(ju<> ««iicore des lampi's de type punique ii Nabeul, à Alger, à Tétouan, etc., <:oinn)e aussi à Maitt; et ti Goz/.o. D'autres formes, urnes, amphores, aiguières, vases-oulrcs, se sont égalcnieul maintenues. Pour (;cs survivances, voir Vernaz, Hev. archéoL, 1887, II, p. 155; Delaltre, Les tombeaux puniques de Cnrlhage, p. 16; <;>ell. Fouilles de Gouraya, p. 30; Pallary, Heu. tunisienne, XVIll, l'.)ll, p. 132 (au Maroc); Anziani, /. c, p. xxxviii.

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