M. Alaoui, 3uppi., p. 175. n
5. Ou eu fabriquait dans les ateliers de Dermèche : Gauckler, Nécrop., p. 125.
imitent des produits campaniens. mais dont le mauvais vernis noir s'est écaillé'. Grecques aussi sont des tiges ondulées à feuilles de lierre, des guirlandes, peintes sur des urnes de fabrication locale-. Bien plus, des tessons, exhumés à Carthage, portent une estampille donnant un nom punique, Mafjùn, mais tracé en lettres grecques ^
Voir aussi ,V. Lnvitj., I, p. 170, n° 4i. — De nombreuses lampes d'un type dérivé du type rhcwlieii, découvertes pour la plupart à Garlhage, offrent le si^ne de Tnnit, moulé sur le bec. Elles sont donc certainement sorties d'ateliers puniques. On a du commencer à en faire avant la destruction de la ville; mais il semble bien que cette fabrication se soit continuée, sans doute à proximité de Carthape, jusqu'au cours du i" siècle. Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1898, p. 627-8; M. Lavig., I. p. 183, pi. XXVII, flpr. 1; i6id., II, p. 58, pi. XV, flg. 3; M. Alaoui, p. 148, n" 13; etc.
1. .Vnziani, apud Gauckler, p. xxxix; Gsell, Fouilles de Gouraya, p. 24. On en a fabriqué peut-être aussi en Sardaigne : Pais, dans Atti dell'Accad. dei Lincei, .Série III, Scienze morali, Memorie, VII, 1881. p. 344, n. 4. A vrai dire, pour admettre que ces poteries sont de fabrication punique, on n'a d'autre argument que la mauvaise qualité du vernis. Les lettres phéniciennes gravées sur certaines d'entre elles, comme sur des poteries de bonne fabrication (voir infra, p. IfiO), ne prouvent rien, car elles ont été tracées après la cuisson.
2. .Merlin et Drappier, Ard el-Kheraïb, p. 83-84 et flg. 61. Delattre, Sainte -Monique, 2' trimestre, p. 20. De Vogué et Delattre, Rcv. archcoL, 1889, l, p. 16.5-0; pi. V, flg. 1; pi. VI, lig. 3 et 4. Berger. M. Lavig., I, p. 160-2, pi. XXIV. flg. 5 et 7. La surface a été souvent revêtue d'une couverte jaunâtre; les motifs sont peints en brun. Des vases plus petits, présentant une décoration analogue, sont peutêtre aussi des produits carthaginois, imités d'objets de fabrication greccjue : voir infra, p. 158, n. 9. J'attribuerais encore à des Carthaginois, s'inspirant de modèles grecs, de grandes lampes en terre cuite, trouvées dans des tombes du du iV siècle et conservées au musée Alaoui. De forme semi-circulaire, elles offrent, le long de la partie rectiligne, une série de becs. Sur deux exemplaires, les becs sont surmontés de têtes humaines en relief, de style grec. Le rebord et l'intérieur de ces lampadaires sont décorés de peintures : sur l'un, il y a deux palmiers, un oiseau, un rinceau et deux branches; sur un autre, trois signes de Tanit et un rameau. Pour les deux exem|)ldires ornés de tètes, voir .Merlin et Drappier. Ard el-Kheraïb, p. 53-34 et flg. 26; p. 79 et (Ig. .53; M. Alaoui, Suppl., p. 180. n»' 722-3 et pi. XCIV.
3. Lettres imprimées en creux sur des cols de jarres : C. /. L., VIII, 22639, n" 103 (p. 2195); Gauckler, S'écrop., p. 392. Ce .Magon était peut-être celui qui faisait apposer sur d'autres jarres son nom en lettres puni(iues (supra, p. 50). Il est vraisemblable que ce sont là des marques de potier. On pourrait cependant se demander s'il ne s'agit pas d'un négociant en vin ou en huile, qui aurait fait fabriquer des amphores tout exprès pour ses produits et qui les aurait exportées dans diverses contrées, entre autres des pays grecs (conf. supra, p. 26). — Je ne suis pas persuaile ([u'une autre e^lampille, où on lit .MAKO (C. /. L., ibid., n" 104), concerne également ce Magon. Il n'y a pas à tenir compte d'un prétendu Carthaginois l\'ampt')n, dont h? nom s(; lirait, en lettres grecques, sur un tesson (Kahrstedt. p. 4i, n. 4). Il s'agit d'une mar(|ue purement grecque, .\o(A71(dv : voir C. /. L., ibid., n" 102.
Quelques poteries, décorées de figures en relief, attirent l'attention au milieu de cet amas de choses vulgaires et insignifiantes. L'idée de donner à un vase la forme d'un animal se retrouve dans des arts fort divers *. Les Phéniciens l'ont adoptée, sans en faire grand usage. Dans un tombeau du vi* siècle, était déposé un sphinx ailé, coiffé d'un haut bonnet; cette figure est creuse et munie de deux ouvertures pour l'entrée et la sortie du liquide qu'on y versait^. Le modelé est assez ferme; des traits, gravés ou peints en noir sur une couverte rouge, le complètent par l'indication de certains détails. C'est là une œuvre curieuse, d'inspiration égyptienne, comme tant d'objets phéniciens. Mais rien ne prouve qu'elle ait été faite à Carthage, plutôt qu'en Phénicien Les autres vases à forme d'animaux sont plus récents et sans doute de fabrication punique. Quand ce ne sont pas de maladroites ébauches*, ils imitent des modèles grecs: dauphin ^ colombes", bélier', porcs ^ chevaux chargés de deux jarres °. Revenons au vi^ siècle pour signaler un objet destiné probablement à recueillir diverses offrandes liquides. Sept gobelets alignés se dressent sur un tube creux, disposé horizontalement, avec lequel ils communiquent et que porte un pied cylindrique ; au sommet du pied et en avant du tube,
1. Voir, entre autres, Deonna, Rev. de l'hist. des religions, 1917, I, p. 200.