M. Alaoui, Suppl., p. 150, n» 168, pi. LXXVIII, flg
8. Gauckler, pi. CLVIII, flg. 1. Delattre, C. r. Acad. Inscr., 1900, p. 507.
9; M. Lavig., I, p. 181, pi. XXVI, flg. 3. M. Alaoui, Suppl., p. 149, n° 165, pi. LXXVIII, flg. 2; ibid., p. 152, a" 181. Gauckler, pi. GLIV.
fait saillie une tête de viidu', dont le iiuise;iii est jirrcé d'un Inui, iuiinuuiu(ju;int avec le lube; elle est surniouU'c d'une tèlc de femme, coilVée à la mode égyptienne'. Ici encore, nous avons devant nous une copie, plus ou moins arranj^'ée, de l'art de la vallt'»' du Nil. Des récipients analogues, mais qui ne présentent, auprès des gobelets, qu'une tète d'animal, — de bélier, — ont été découverts en Sardaigne ■ et dans l'ile d'Ibiça^
C'est à une époque voisine de la destruction de (îarthago qu'il faut attribuer des aiguières à bec tréllé, enfermées dans des tombes près de Bizerte ' et à Gollo"^; on n'en connaît pas de Carthage même et il est possible qu'elles n'aient pas été fabriquées en ce lieu. Le col est orné d'une tète de femme, grossièrement modelée ; des seins et fréquemment aussi des bras font saillie sur le haut de la panse. Parfois, les mains tiennent les seins, comme dans des images d'Astarté. Ces motifs, exécutés à part, ont été collés aux parois. Autour de la tête et sur la gorge, sont souvent iixés de petits disques. En outre, sur quelques vases, se distinguent des traces de peintures brunes: zones et cercles entourant la panse; palmes, triangles remplis de diagonales croisées, à la gorge. Céramiques d'un goût assez barbare, que les potiers puniques n'ont pas même eu le mérite d inventer: s'il est [(robable qu'ici ces éternels copistes n'ont pas pris leurs modèles chez les (jrecs, on peut supposer qu'ils les ont trouvés dans lile de Ch} pre, où des vases analogues furent faljri([ués''.
1. M. Laviij., I, p. 127-8, pi. .\.\, (i;;. I (cdiir. Dictionnaire des Anti(iuitcs de Sajrlio el l'ottiiT, lil, p. S2:j, (Ig. 4201), s. v. Kernos).