‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 71 sur 553 · Hoiiian, Islas Pylhiu^as, pi. XI · texte numérisé non relu

Hoiiian, Islas Pylhiu^as, pi. XI

4. .Merlin, Bull, archéol. du Comité, 1«10, p. .")l-.'):i, pi. Vli-Vlll.

5. Gs(.'ll, Fouilles de Guuraya, p. 43-44 (avec lu bibliof^rapliie). II;:;. 20 et 27.

8. Pcrrot et Chi|)iez, III, p. 0%, II5. 504; ])l. IV (à la p. OU.")), «tù l'on retrouve les Irianjrles remplis de dia;;:ouales croisées. Do Uidder, Collection de Clerai, V, p. 330-8, n°' 502, .'563. pi. .XX.KVI. Une décoration plasticjue analojrue se rencontre <|ue!(|nefois dans la céramique grecque : voir, par exemple, Perrot, X, p. 258 el 25«, llfr. 101 et 102.

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66 HISTOIRE ÉCONOmQUE DE GARTHAGE.

Dans des sépultures de Carthage, de diverses villes des côtes africaines (Hadrumète, Thapsus *, Mahdia, Collo, Gunugu), de la Sicile occidentale, de la Sardaigne, de l'île d'Ibiça, on a recueilli des figurines moulées, en terre cuite, portant encore quelques traces des couleurs dont elles étaient peintes. Ces objets se rencontrent, d'ailleurs, assez rarement.

Au VII'' et au vi* siècle, ce sont des statuettes de style égyptien ou égyptisant. La plupart proviennent vraisemblablement^ d'ateliers phéniciens, qui ont plus ou moins arrangé, altéré leurs modèles. Elles représentent surtout des femmes, figées dans une attitude de momie ^ On ne saurait dire si elles ont été fabriquées en Orient ou en Occident. Des moules pouvaient être facilement importés à Carthage et dans d'autres colonies, seuls ou avec des artisans qui quittaient la mère patrie pour chercher fortune au loin ; il était également aisé de prendre des surmoulages. D'autres figurines sont sorties d'ateliers grecs, établis en marge de l'Asie Mineure, à Samos ou ailleurs : des déesses, coiffées d'une haute tiare*, ou la tête couverte d'un

1. Notons cependant que des figurines, découvertes à Thapsus et aujourd'hui en Angleterre et à Copenhague, ne paraissent pas appartenir à l'époque punique : voir F. Winter, Die Typen der figiirUchen Terralcotten, I, p. xci (avec les renvois). La plupart des figurines trouvées à Hadrumète sont également de date plus récente.

2. Je dis « vraisemblablement », car, pour cette époque, il n'est pas aisé de tracer avec précision les limites de l'art phénicien (en Syrie et en Chypre) et de l'art grec asiatique, qui s'inspiraient l'un et l'autre de l'Egypte et qui se pénétraient mutuellement.

3. M. Lavig., I, p. 94-97, pi. XIII, flg. 7 et 8; pi. XIV; ibid., p. 104, pi. XVI, flg. 3. En Sardaigne : Porrot, III, p. 452, flg. 325. Débris à Pantelleria : Orsi, Mon. dei Lincei, IX, flg. (51, 62, 64, 65 (aux p. 528-530). — Femmes assises, d'inspiration égyptienne : M. Alaoui, Suppl., p. 145-6, n"' 139, 140, pi. LXXVI, flg. 1 et 4; Gauckler, Nécrop., p. 477, pi. CLXV. Ce sont peut-être des produits grecs, fabriqués dans l'Ile de Chypre, où on en a trouvé un grand nombre : Perrot, 111, p. 201-2, flg. 143-4; p. 470, flg. 343; Dussaud, Rev. de Ckist. des religions, 1916, I, p. 251, flg. 2. — Des femmes nues, coilîées à l'égyptienne, se tenant les seins, terres cuites recueillies en Sardaigne (Perrot, III, p. 419, flg. 291; Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 191, pi. XVIII, flg. 1), paraissent être d'art chypriote : coaf. Winter, l. c, 1, p. 19, n" 5.

4. M. Lavig., 1, p. 98-99, pi. XV, flg. 1 et 2. M. Alaoui, Suppl., p. 145, n" 137, pi. LXXV, (Ig. 5. Gauckler, pi. CLXXllI. En Sardaigne : Perrot, III, p. 450, flg. 322. Pour ce type, conf. Winter, p. 43, n' 5; p. 120, n» 2.

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voile', assjsos sur un trône, les mains sur les g^enoux ; des Icmnies «iehoul. riirides comme des momies, mais dont la coiffure et le costume sont grecs', — plusieurs pressent sur leur sein uiK' colDinbe' ou un disque*; — des Aphrodites tenant d'une Miaiii une colombe et de l'autre un pli de leur vêtement, statuettes creuses, surmontées d'un goulot, qui servaient de llacons^ Le commerce répandit ces terres cuites dans presque toutes les contrées méditerranéennes. Celles que contiennent les tombes anciennes de Carthage paraissent bien être de véritables produits grecs. Cependant on se mit à les contrefaire *. On continua même à une époque où les Grecs avaient délaissé le style archaïque : ce qu'attestent quelques figurines mal venues, trouvées dans des sépultures des iv'-ii* siècles ^

1. M. iMvig., I, p. OD-lOO. pi. XV, tt^. 3-6. En Sardaigne : Perrot, III, p. 425, fi-. 2'.»9. Coiif. Winter, p. 43, n" 2; p. .51, n" 2.

2. M. Alaoui. .Suppl., p. 145, n" 1.38, pi. LXXVI, fig:. 2. Gauckicr, pi. CLXXIII. Voir aussi M. Lavig., I. p. 122-3, pi. XIX, fig. 1. Conf. Winter, p. 42, n'-ï; p. 105, 11°' 2 vl 3.

3. Gauckicr. p. 249-250. pi. CLXXV, flg. 2 et 2 bis. En Sardaigne : Perrot, III, p. 451. flg. .323.

4. M. Lavig., I, p. il 1-2, pi. XVI, flg. 9. Grande figurine, trouvée récemment à Carthage (C. r. Acad. Inscr., 1918, p. 261); la conservation des couleurs est remaripiiilile. Cet objet grec du vi* siècle avait été déposé dans une tombe plus récente. A Pantelieria : Orsi. Mon. dei Lincei, IX, p. 529, flg. 63. En Sardaigne : l'errnl, 111. p. 418. fig. 290; p. 451, flg. 324; Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 191, pl. XVIII. Pour le type. conf. Winter, p. 17, n° 6.

5. M. Lavig., I, p. 123-5, pl. XIX, flg. 2 et .3. Conf. Winter, p. 41, 42, 105. Ces vases-statuettes ont été probablement fabriqués à Samos, dans la première moitii" du VI' siècle : voir Lechat, Rev. des études grecques, XII, 1899, p. 477-9 (d'après Winter). — Une déesse assise, tenant sur ses genoux une enfant divine, est certainement de fabrication grecque : M. Alaoui, .Suppl., p. 145, n" 136, pl. LXXVI. fig. 3; Gauckler, p. 477-8, 498, pl. CLXIV. — J'attribuerais volontiers a un centre grec oriental (je ne sais lerjuel) des figurines représentant un personnage grotes(|ue, qui rappelle le dieu égyptien Hès; il a les jambes ployées et il tient des deu.x mains son ventre, très arrondi, qui parait être entouré d'une ceinture. Des exemplaires ont été trouvés, non seulement à Carthage {M. Lavig., 1, p. IIO-I, pl. .XVl. flg. 8), mais dans diverses villes grecques (Hoehlau, Aus ionischen und italischen iSehropolen, Leipzig, 1898, p. 155-6; Winter, p. 213).

6. Perrot {L c, p. 4.52-3) et M. Patroni (Mon. dei Lincei, XIV, p. 192) sont disposés à admettre l'existence d'ateliers en Sardaigne.

7. .Merlin et Drappier, Ard el-Khernïb, p. 63; Boulanger, M. Lavig., Suppl., I, p. 20-23, pl. IV, flg. 1 et 2 : à Carthage. On en a trouvé aussi en Sardaigne, dans la Sicile phénicienne (Taramelli, Mon. dri Lincei. W\, p. 129132. fig. 30-39; liiinlanger, /. '-., p. 21), peut-être à Malte (.Mayr, Silcungsber. der bayer. Akad., PhUos.-philol. klasse, 19U5, p. 484, n. 2).

Mais, d'ordinaire, les statuettes qui sortent des cimetières récents ressemblent à celles que fabriquaient alors les ateliers grecs : Coré, Aphrodite, Hermès portant un bélier, Europe sur le taureau; femmes drapées, tenant un éventail, portant sur l'épaule un enfant, un vase; personnages étendus sur un lit de festin; danseuses voilées, joueuses de flûte, de cithare, de tambourin; cavaliers, acteurs, grotesques', etc. Aux figurines on peut joindre des brùle-parfums en forme de tête ". Certaines de ces terres cuites ont été sans doute importées; la technique est soignée et d'habiles retouches révèlent des doigts d'artistes : par exemple, une joueuse de flûte ^ et un Amour couché* du musée Lavigerie sont des œuvres charmantes. Peut-être des ateliers cyrénéens, qui reproduisaient adroitement les Tanagras, fournirent-ils quelques pièces au commerce punique ^ Mais la plupart des statuettes étaient faites à Carthage, et probablement dans d'autres villes phéniciennes de l'Occident. Dans les fabriques de Dermèche, on a découvert plusieurs moules* et des exemplaires mal venus, jetés au rebut^ Diverses figurines représentent des Carthaginois : hommes coiffés d'un bonnet, vêtus d'une tunique longue*, décorés d'une sorte d'épitoge' ;

1. M. Lavig., I, pi. XVII. Ibid., Suppl., I, pi. V-VIÏ. M. Alaoui, Suppl., pi. LXXVII, fig. 1, 3, 4; pi. LXXVIIl, flg. G. Merlin, Bull, archéol. du Comité, iyi6, p. ccxxxiv; 1917, p. 130-7, 139, pi. XXIII. Etc.

2. Boulanger, M. Lavig., Suppl., I, *p. 54-57, pi. VII, fig. 10 (Héraclès) et 11. M. Alaoui, Suppl., p. 149, n" 104, pi. LXXV, flg. 2. Gauckler, pi. GXGIII. On en ^ recueilli en Sardaigne et dans l'Ilè d'ibica : voir Boulanger, l. c, p. 57; il croit que ces objets sont de fabrication punique. Ils ne sont pas antérieurs au m" siècle.

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