‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 78 sur 553 · Gauckler, p. 450, note (en Sardaigne · texte numérisé non relu

Gauckler, p. 450, note (en Sardaigne

4. M. Lavig., 1, pi. XII, fig. 3; Gauckler, pi. CXCVIII. Sur le front d'un masciue de Sardaigne, se voit l'image égyptienne, adoptée par les Phéniciens, du disque solaire flanqué de deux serpents : Gauckler, p. 4.50, note.

5. Ph. Berger {Revue des Deux Mondes, i" juin 1899, t. CLIII, p. 068) écrit à propos de ces masques : ■■ Celte imitation un peu servile de la nature, assez rude, mais serrée de près, mordante (^l parfois satirique, nous a|)paraU de plus en plus comme le trait distinctif de l'arl puni(iue. • Jugement »iui me semble tout à. fait inexact.

terres cuites, faites quelque part eu H rient, que, selon la cou lumr lies ati'litTs puniques, ils rej)ru(luisaient d'une manière scrvile. On a découvert à Samos' et à Sparte- des masques ' grotesques, analogues à ceux de Dermèche et de Douimès, à ceux de la Sardaigne. Il serait invraisemblable d'attribuer la création de ces œuvres à des gens qui ne nous ont laissé aucune preuve d'originalité artistique.

D'autres masques, plus exactement des bustes, offrent des images féminines, en général sorties de moules et retouchées, (^.e ne sont j)oint des caricatures : la bouche sourit parfois, mais ne grimace pas. Peut-être les déposait-on dans les tombes aiin de rendre rcimenii inolTensif en le prenant par la douc<'iir. t)U bien |»our donner au mort une aimable compagnie. La plupart portent une coiffure égyptienne. Tantôt le visage est régulier et dépourvu d'expression'.- Tantôt les traits s'accusent, avec des yeux obliques, un nez long et pointu, un menton saillant*. C'était à cette époque une façon de concevoir la beauté de la femme; on la retrouve dans des statues et des figurines grectjues. Il ne faut pas y chercher la reproduction de types « sémitiques », ni le désir de faire des portraits. Ailleurs, l'image est tout à fait de style grec archaïque". Il se jx'iil (|ue certains exemplaires aient été importés de quelque ville grecque; d'autres sont peut-être des surmoulages.

Après le vf siècle, les masques en terre cuite deviennent rares dans les tombeaux. Ce sont des Silènes et des Satyres,

1. lidchlnu, Aus ionischeii und italUchrn îW-kropoleii, p. 1.17-8, pi. XIII.

2. Hiisai)(|ijcl, dans Annual of Ihc lirilisk School at Alliens, XII, lOOo-G, p. 3:iS-:i4K pi. X-XII.

:t. M. fMvif,., I, p. SS-im, pi. Xlll, 11-. 2-t. M. Aliioui, Suppl., p. 1«, n"" V.V2-:i, pi. LXXIll, liK. 2 et 3.

4. M. Lavi'j.. I, p. '.»2-<.i:i, pi. Xlll, llir. (i. M. Alaoui, Suppl., p. lU, n-- I2S, 121). 131 ; pi. LXXV. dp. 1. et LXXiV, Ilg. 3 el 4. Giuicklcr, pi. CCII. Kn Sardai-iic : Ddalln', I.a nécrniiole iiiinifiiic dr Dnuimt's, fouilles de iH'J'.i-li, p. 'M\. lljr. T).').

.-.. M. Lomn., I, |.. '.I0-!I2, pi. Xlll, (If,'. .">. M. Alaoui, .Suppl., p. lU, n« l:l(». pi. I-.X.XIV, llf,'. I. A -Mdtvé ; H. Ki'kulé, Die Terrakotten von Sicilien, p. il. .V i*antrllcria : Or.si, Mon. dci Linrci, IX, p. .'131, fl{;. (17. l'our W. lypi? de ces liusles, coiif. Wiuler, Die Tyiien, I, p. 230; Orsi, Mon. dai Lincei, I, p. 1)30.

esquissant une grimace', des faces viriles, imitant des masques de théâtre, des figures de femmes^ : originaux grecs, ou copies plus ou moins fidèles d'œuvres grecques.

Il y avait, parmi les Phéniciens d'Orient' et d'Occident*, des gens habiles à travailler les métaux. L'Etat carthaginois en employait dans ses arsenaux*. D'autres étaient établis pour leur compte; des inscriptions puniques mentionnent des fondeurs en fer*, en cuivre ^ peut-être aussi des fabricants de certains ustensiles*. Des objets métalliques sont représentés sur maint ex-voto. Les cimetières en ont livré un assez grand nombre.

Le fer n'apparaît dans les tombes que vers le milieu du vi" siècle ^ Il est cependant difficile d'admettre qu'auparavant, on ne l'ait pas connu à Carthage'" : quelque motif religieux le faisait-il écarter des sépultures? Des analyses seraient nécessaires pourdistinguerdu cuivre lebronze, alliage de cuivre et d'é-

1. M. Lavig., Suppl., I, p. 57, pi. VII, flg. 12. Merlin, Bull, archéol. du Coinilé, 1916, p. ccxxxi, pi. XXXY. Gauckler, p. 450, note (exemplaire Iroiivé en Sardaigne). Masque barbu à oreilles humaines, à Ibiça : Roman, Islas Pytliiusas, pi. X, flg. 1.

2. Masques ou bustes. A Carthage : Delattre, Sainte-Monique, 2* semestre, p. 8, flg. 14 (style grec, d'un archaïsme retardataire). A Malte : Mayr, Sitzungsber., l. c, p. 483-4 (style grec archaïque, mais probablement d'époque assez récente). En Sardaigne : Patroni, Mon. dei Lincei, XIV, p. 194, pi. XVllI, flg. 2; Taramelli, ibid., XXI, p. 126, flg. 35 (style grec archaïque). A Ibiça : Roman, l. c, pi. 1 (et XXVI), VII-IX, XX (de style grec classique, sauf celui de la pi. VllI, oii la chevelure est représentée avec une grande minutie, mais un goût barbare, (jui rappelle certaines sculptures ibériques).

3. / Rois, VII, 14 (à propos d'un Tyrien). Sidon est qualiflée de riche en cuivre (ou en bronze), 7roAÛ-/a).xo<;, dans VOdyssée, XV, 423.

4. Denys l'Ancien, préparant un matériel de guerre, flt venir des ouvriers de la province carthaginoise de Sicile : Uiodore, XIV, 41, 3.

5. Ouvriers en métaux dans l'arsenal de Garthagèno : Polybe, X, 20, 4. 11 n'est pas prouvé qu'ils aient été originaires de Carthage (voir t. II, p. 228), mais ils avaient pu apprendre leur métier sous des maîtres carthaginois.

G. C. J. S., 3014. Rép. d'ép. sém., I, 6.

8. Ibid., 338 : fabricant de slrigiles (?); :t4(> : fabricant de pinces (?).

Page 1