‹ Histoire ancienne de l'Afrique du Nord (volume 3)Chapitre 9 sur 553 · Voir infra, p, 34, pour les châtaigniers · texte numérisé non relu

Voir infra, p, 34, pour les châtaigniers

Pour los céréales, nous constatons quo lo blé et l'orofe ont été cultivés dans l'Afrique ilu Nord à ré|)oquc punique', mais nous n'avons j)as de détails précis sur les espèces ensemencées*.

Les populations indiiïènes de la Berbérie n'avaient pas atlt'udu la domination de C.artha^e pour se livrer à l'agriculture. Vers l'année 500, Hécatée * indiquait des Libyens « cultivateurs et manj^eurs de blé », à partir d'une ville de Méçasa, dont l'emplacement est inconnu. Un demi-siècle environ plus tard. Hérodote * assignait aux « Libyens cultivateurs ». habitant des maisons, la contrée située à l'Ouest du fleuve Triton et du lac ïritonis, ce qui répond à la Tunisie orientale ^ A cette époque, Carthage venait à peine de s'annexer un territoire en Afrique''.

1. Voir infrn, passiin. Magasins d'orge dans les remparts de Carlhag;e : Appien, l.ib.. 95. Fiole contenant des p'rains d'orire brûlés, dans une tombe punique : Delaltre, C. r. Acad. Iiiscr., 18i)9. p. 320. Kpis sur des monnaies de Carthape : L. -Millier, I\'umismatit]ue de l'ancifrinc Afrique, II, p. 88, n° 92; p. 102, n" 302; p. I i7. n" 15 (pour cette dernière monnaie, conf. ici, t. Il, p. 327, n. 3). D'autres monnaies. (Muller, /. c. III, p. 176-7. n"" 284-290; .'Supplément, p. 81, n°" 290 a, 291-4). dont le revers présente trois épis, sont peut-être aussi de Carthage. comme le croit .M. Babelon (npud Delaltre. Bull, urchéol. du Comité, 1893, p. 116); cependant on les trouve surtout en Alfréric, dans la ré^rion de Cherchel (L. Charrier, Description dfs monnaies de la Numidie et de la MaunHanie, Mâcon, 1912. p. 43-47). Voir encore .Millier, il, p. 146, n° Il ; mais ce type a pu être frappé en Sardaij^ne. Kpis sur des ex-voto puniques : Corpus inscriptionum Semiticnrum, I, n°* 786 et 30.53 (t. II des plan.hes. pi. IX et LXIII).

2. Un mets cartha.trinois était fait avec du frniau (alica) d'épeautre (zea) : Caton. ne tigri culturn. 85; Pline l'Ancien. XVIII, 112. Au dire de Pline (XVIll, 115). on faisait une alica fau.sse (• adulleriiia •) avec un épeautre qui dégénère en Afrique, qui a les épis plus larges et plus noirs que l'épeautre ordinaire, la paille courte, des grains dont l'enveloppe s'enlève avec beaucoup de difficulté. — A propos de la lisana, décoction d'orge mondé, Pline (XVlll, 73) dit (jue la meilleure est celle dl'tique: il ajoute que l'espèce d'orge avec laquelle on la fait en Bétique et en Afrii|ue est appelée glabre (« glabrum ») par Turranius. Mais il est permis de se demander si cette - orge glabre », que les Phéniciens d'Occident auraient cultivée, n'était pas un blé non barbu.

3. Fragm. hist. Crnec, édil. Muller, I. p. 23, n" 305. Conf. t. I, p. 236, n. 3.

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