IV, 191 ; (-onf. ihid
5. Voir Gsell, Hérodote {Textes relatifs à l'histoire de l Afriqur du yord, publiés par l'Université d'Alger, I, Alger, 1916), p. 133.
6. Auparavant, en 480, Amilcar. i|ui commandait une grande armée en Sicile, avait envoyé chercher du blé en Afri(iu(î : Diodore.XI, 20, 4.
Evidemment, elle trouva son intérêt au développement de l'agriculture parmi ses sujets. Attachés au sol, pourvu« if l'alimentation nécessaire à une existence supportable, ils devtnent se résigner plus facilement au joug qu'elle leur imposait. Elle leur procura sans doute une sécurité plus grande que par le passé, en réprimant les querelles de peuplades et de clans, et les incursions des pillards. Une partie des céréales récoltées par les Libyens servait à nourrir la capitale *. Les tributs exigés d'eux étaient versés en nature et en proportion des produits annuels du sol ^ : il importait donc au fisc que les moissons fussent abondantes. Le nombre élevé des «villes », c'est-à-dire des bourgs et des villages ^ prouve que la population était en majorité sédentaire, par conséquent agricole.
La Sardaigne et la Sicile occidentale livraient aussi des grains à la République : dans ces provinces, les cultivateurs étaient également astreints à lui verser une quote-part de leur récolte*. Les blés sardes surtout étaient pour elle une ressource précieuse, lorsqu'elle avait à entretenir des armées dans des guerres d'outre-mer % ou quand des révoltes, des invasions la privaient des blés de Libye ^ Mais elle perdit la Sicile et la Sardaigne au milieu du iii'= siècle. Une des conséquences de la première guerre punique fut probablement un accroissement de la culture des céréales dans les possessions africaines de Cartilage, qui, à moins d'en acheter à l'étranger, ne pouvait plus en tirer d'autres contrées. A la fin de la guerre d'ilannibal et